A première vue, on pourrait penser que des objets comme
Le projet Blair Witch, I Spit on your grave, Pig, Cannibal Holocaust ou
La dernière maison sur la gauche ont fait des émules chez des cinéastes de rien qui avec trois bouts de ficelle organisent des films d’horreur épouvantables. Les concepteurs d’
August Underground descendent de cette lignée et ont déjà mis en boîte trois opus, totalement inédits en France et proscrits partout ailleurs, qui jouent sur la confidentialité pour mieux faire parler d’eux.
Tourné comme un film amateur, le premier
August Underground donnait l’opportunité à ceux qui le souhaitaient de plonger dans le quotidien de trois tueurs (une femme et deux hommes) pris de démence qui filmaient avec une caméra vidéo toute leur besogne sanguinolente. A partir d’une image cracra (zooms intempestifs, flous), le réalisme des scènes de meurtres où rien ne semble simulé impressionne. On peut par exemple y voir un des tueurs forcer un homme à s’émasculer pour que la tueuse prodigue une fellation ou encore le même tueur dépecer le ventre d’une femme enceinte avant de le sodomiser. Sans indication, on pourrait se croire devant un
snuff movie.
Le doute sur la véracité des événements est levé lorsque l’on sait que Fred Vogel (qui a travaillé avec Tom Savini) est à l’origine de ce concept consistant à brouiller les cartes entre la réalité et la fiction et à faire pénétrer le spectateur dans une expérience claustrophobe face à laquelle il n’y a strictement aucune échappatoire. On est parfaitement libre de trouver ça malsain comme gratuit mais entre temps le phénomène a pris une sacrée ampleur. A défaut de donner une suite directe aux événements, ils ont préféré faire en 2001 une sorte de
prequel:
August Underground (tout court), réalisée par Jerami Cruise Killjoy et en 2007 un troisième volet:
August Underground’s Penance, réalisé par le même Fred Vogel. Un teaser de ce dernier, très approximatif et encore une fois très amateur, est disponible.