Le 14 juillet dernier, en zappant sur une émission du drôle, magnifique, irrésistible, génial et sublime Arthur consacré aux "Casseroles de gens connus", la chanteuse Jeane Manson était limite gênée lorsque l’animateur (ultra charismatique, super beau et méga chouette, rappelons-le) a ressorti devant témoins (au moins sept millions de téléspectateurs) un extrait d’un vieux film de 1973 intitulé
The Young Nurses. Une production B made in Roger Corman où la Jeane se dénude sur une plage pour aller faire l’amour à son compagnon d’ébats avant de lui accrocher un cerf-volant… au bout de sa bistouquette ! Jeane Manson dans une production Corman, qui aurait cru ! Mais bon : le principal pour le téléspectateur mâle/lambda/obsédé sexuel (le spectateur de TF1 quoi !) c’est qu’on y voyait les magnifiques petits roploplos de la chanteuse d’
Avant de nous dire adieu…
Mais Jeane n’est pas la seule à avoir débuté sa carrière dans le plus simple appareil. Par exemple, Julie Arnold, l’héroïne mutine du sitcom énervant
Marc et Sophie qui, en 1980, jouait "la nonne au pubis épais" dans
les Contes galants de Jean De la Fontaine, adaptation libertine des fables du célèbre écrivain dans lequel elle montrait son intimité avec classe. Un film réalisé par José Bénazéraf, pape du porno auteurisant, qui déclara à propos de l’actrice dans le magazine
Penthouse : "
Je me souviens d’une fille ravissante qui était la douceur même, avec une très forte intériorité. Elle donnait vraiment l’impression d’avoir beaucoup de choses à dire, elle s’exprimait doucement, et a tourné une scène d’amour de grande beauté avec ce jeune garçon qui visitait le dortoir des nonnes". Glups ! Le même Bénazéraf qui aura également montré nue Elizabeth Tessier… En 1971, notre future astrologue qui tentait désespérément de faire carrière au cinéma depuis des lustres (on l’a aperçue en figurante aux côtés de Belmondo en 1966 dans
Tendre voyou de Jean Becker) a enfin obtenu son premier rôle important dans
Frustration, essai érotico/onirique où elle interprète une femme mariée qui fait fantasmer sa sœur. Bénazéraf, très classe, déclara à son propos dans une interview : "
Quand elle jouait mal, au lieu de l’appeler de son vrai nom Elizabeth Tessier Ducros, je l’appelais Elizabeth du Gros Fessier". Mais bon,
Frustation reste le film le plus correct de la carrière de Bénazéraf qui a su mettre magnifiquement en valeur les charmants atouts d’Elizabeth Tessier qui, si elle l’avait voulu, aurait pu mener une carrière à mi chemin entre celle des deux Brigitte (Bardot et Lahaie).
Idem pour Muriel Montossey, la blonde sexy à forte poitrine révélée à la France profonde des années 80 dans l’émission culte d’FR3
la Classe, affirmait à l’époque dans les magazines : "
Je n’ai jamais tourné nue !". Et bien faux ! Elle a bel et bien débuté en tenue d’Eve, et utilisant divers pseudos (Victoria Adams, Silvia Montes, Nanda Van Bergen..) dans le cas où elle deviendrait un jour une star inoubliable. On l’a en tout cas aperçue sans chemise et sans pantalon dans des coquineries pelliculées oubliées de tout le monde comme
Photos scandale (1979) de Jean Claude Roy (un couple d’amants photographie de riches héritières dans des positions sexuelles compromettantes). Ou encore
Cecilia (1982) d’Olivier Mathot (pitch de l’époque : "
Violée au cours d’une promenade, Cecilia découvre des plaisirs insoupçonnés"). Ou re-encore
la Maison Tellier (1981) de Pierre Chevalier sur la vie quotidienne dans une maison close.
Quant à Anne Parillaud, découverte dans
l’Hôtel de la plage de Michel Lang et
Pour la peau d’un flic d’Alain Delon, elle devait être très innocente lorsqu’elle signa son contrat pour
Patrica, un voyage pour l’amour (1983) de Hubert Frank. Un réalisateur allemand déjà responsable de films érotico/paillards comme
Mais ne reste donc pas pucelle, Melody in Love et
Jeux d’amour pour le week-end. Sorti à l’époque dans un grand réseau de distribution (CIC futur UIP),
Patrica, un voyage pour l’amour offre à la future Nikita le rôle de la fille d’un magnat de l’industrie qui vit quelques aventures chaudes en Espagne. Notamment lorsqu’elle fait l’amour avec une jolie nymphette dans un lit ou lorsqu’elle chevauche à la hussarde un bel étalon sous la lumière électrique d’un orage disgracieux. Très bis d’esprit et franchement moins osé niveau cul qu’un
Irréversible par exemple, ce nanar sympatoche attirera 400 000 spectateurs dans toute la France au grand dam d’Anne Parillaud qui tentera de faire enlever toutes ses séquences érotiques par avocat interposé. En vain.
Donc, mesdemoiselles Parillaud, Montossey, Arnold et Tesssier, sachez maintenant ce qui vous attend si vous débarquez un jour chez Arthur qui, à la différence de l’auteur de ces lignes, ne respectera jamais ces films oubliés par le temps dans lesquels vous avez tourné…