Par AM - publié le 27 janvier 2006 à 03h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h46 - 10 commentaire(s)
Alors qu'on s'attendait à voir débarquer pour une nouvelle aventure de Buzz, Woody, et toute la clique du fond de coffre à jouet à Andy, qui n'a plus l'âge de s'en servir aujourd'hui, le tout nouveau département d'animation Disney vient de faire une croix sur le projet Toy Story 3. Initialement repris par "l'ancienne nouvelle équipe" n'ayant plus grand-chose à voir avec les vrais parents de la série, à savoir Pixar, et surtout les responsables du dégonflé Chicken Little, on craignait sincèrement que l'absence des pères spirituels des joyeux joujoux ne nous offre qu'un simple film fade. Mais la dernière réunification entre la souris et Pixar ces derniers jours change radicalement la donne, et à plus d'un titre. Attention, grandes nouvelles en perspectives…


On ne déplorera jamais assez la disparition des studios d'animation 2D pour leur sorties cinéma (une monumentale crétinerie), qui offrait encore à Disney une certaine noblesse face aux concurrents se ruant systématiquement sur la première ménagerie venue du moment qu'elle arbore des formes polygonales. D'autant plus qu'à quelques exceptions près (Kuzco, Lilo et Stitch) les dernières productions souffraient d'un vrai manque de folie et de renouvellement dans le ton à offrir au public. En acquerrant Pixar, certes la 3D sera sur bien plus de fronts mais nous sommes dores et déjà en droit d'attendre une qualité artistique bien plus importante, et la disparition de ce Toy Story 3 en est la surprenante démonstration.


Bref coup d'œil sur le nouvel organigramme de la société : le président de Pixar Ed Catmull devient d'un coup, d'un seul, président des tout nouveaux studios d'animation Disney et Pixar, mais c'est surtout John Lasseter, originellement vice président de Pixar et réalisateur des deux premiers Toy Story, de 1001 pattes et du prochain Cars qui risque d'offrir à la société le sang neuf dont elle avait besoin. Ce dernier écope directement du poste de chef créatif des mêmes studios d'animation. Autrement dit, c'est monsieur qui donnera le feu vert sur tous les projets ! Avorter un troisième succès commercial pourtant assuré parce qu'il considérait le scénario trop faible est tout à l'honneur d'un artiste qui nous a habitué à toujours peaufiner les productions dont il avait la responsabilité. Voilà qui augure ainsi un futur glorieux à un studio qui avait pris l'habitude de nous décevoir depuis quelques temps. Certains concurrents devraient en prendre de la graine !
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