
MARK WAHLBERG
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Né le 5 juin 1971 à Boston, dans le Massachusetts.
SON ENFANCE : Le plus jeune d'une famille de 9 enfants (5 frères et 3 sœurs), il a grandi dans une famille catholique avec des ancêtres irlandais, suédois et français canadiens. Il fut marqué par le divorce de ses parents à l'âge de 11 ans et quitta l'école 3 ans plus tard.
SON PASSE DE BAD BOY : Menant une vie de délinquant (vols, trafic de drogue, bagarres...), il fut condamné à 50 jours d'emprisonnement au pénitencier de Deer Island suite à une tentative de vol avec violence sur deux Vietnamiens (un eut l'œil crevé) alors qu'il n'avait que 16 ans.
SON PREMIER ROLE MARQUANT... Boogie Nights, de Paul Thomas Anderson.
POURQUOI C'EST UN BON ACTEUR... Depuis les New Kids on the Block (où il chantait avec son frère Donnie), et ses débuts de mannequin pour Calvin Klein, l'acteur a fait du chemin en tournant pour James Gray, Martin Scorsese ou bien encore M. NIght Shyamalan. Il joue parfois sur son statut de "beau gosse" tout en cassant admirablement bien son image sur The Yards ou Boogie Nights.
SON MEILLEUR FILM... Boogie Nights, où il incarne une star du porno. Mais comme nous l'avons dit, Mark Wahlberg a plus d'une fois joué les flics au cinéma. Dans Les Infiltrés, de Martin Scorsese, il rejoint un parterre de stars pour un vrai/faux remake de Infernal Affairs. Sa prestation se montre plutôt de qualité dans un rôle oscillant entre soif de justice et tentation du mal. Nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 2007.
SON MOINS BON FILM... Phénomènes. Unique collaboration entre M. Night Shyamalan et Mark Wahlberg, l'acteur incarnait un professeur de sciences confronté au plus grand danger de tous les temps ; la nature elle-même ! Rôle moins physique que ces précédents, Mark Wahlberg devait composer avec nuances un personnage horrifié par le moindre bruissement de l'air. Hélas, c'est un nanar - que Wahlberg a d'ailleurs récemment renié...
IL A DIT... : "Je pense que mon frère Donnie est très talentueux et que la plupart de ses choix étaient très judicieux. Il y a eu quelques films qu'on m'a proposé et qui ne m'intéressait pas alors on les lui a proposé et il les acceptait. A l'arrivée, il a réussi à faire son trou. Il se donne vraiment à fond et il gagne à présent suffisamment d'argent pour ne plus accepter de rôles pour des raisons financières."

CHRISTIAN BALE
DATE ET LIEU DE NAISSANCE : Né le 30 janvier 1974 à Haverfordwest (Royaume-Uni).
SON ENFANCE : Christian Bale est né au Pays de Galles. Mais son enfance fut vagabonde, allant d'un pays à l'autre. La famille développait depuis longtemps une forte inclination pour les arts de la scène, un côté assez saltimbanque (sa mère était artiste de cirque, son père avait le goût des voyages). On était laissé libre de ses choix et de ses inclinations. Le jeune Christian suivit bientôt des cours de comédie. Il persévéra dans cette voie, suivant des ateliers, tournant dans des publicités à un âge encore tendre. Il décrocha finalement un rôle dans Anastasia, the mystery of Ana en 1986, où l'on découvrait pour la première fois le visage de l'enfant. Il s'agit d'une production télévisée. A la différence de beaucoup de jeunes acteurs à la merci de parents profiteurs, Bale était animé de façon précoce d'une passion sincère, d'une flamme véritable. C'est sans doute pour cela que sa carrière ne connut jamais les affres pathétiques des lendemains de gloire.
SON PASSE DE BAD BOY : Début 2009, sur le tournage de Terminator Renaissance au Nouveau-Mexique, il pique une terrible crise de rage contre un technicien (le directeur de la photographie Shane Hurlbut) qui a traversé le champ de la caméra en plein tournage d'une scène... Il fit plus tard des excuses publiques.
SON PREMIER ROLE MARQUANT : Il obtient son premier rôle important en 1987 dans l'Empire du soleil de Steven Spielberg.
POURQUOI C'EST UN BON ACTEUR... Il suffit de voir The Machinist de Brad Anderson. L'engagement de Christian Bale dans son personnage a quelque chose d'effrayant et de saisissant. Pour entrer dans la peau de cet ouvrier d'usine fourbu et insomniaque, dont la réalité peu à peu bascule dans un univers glauque et étrange, l'acteur a perdu 28 kilos, apparaissant d'une maigreur à faire peur, se forçant à ne pas dormir les nuits qui précédaient ses scènes pour épouser l'état physique et mental du personnage. De la même manière qu'il avait sculpté son corps pour devenir Patrick Bateman, il le malmène pour devenir Trevor Reznik, atteignant un dépouillement physique jamais vu, un état qui n'est pas de ce monde, convenant parfaitement à l'univers kafkaïen, déréglé et sombre du film.
SON MEILLEUR FILM... A l'annonce d'une nouvelle mouture de Batman, après que la licence ait sombré dans le ridicule grâce à Joel Schumacher, on pouvait être circonspects. Lorsqu'on sut que c'était Christopher Nolan qui reprenait l'histoire et faisait du passé table-rase, on était rassurés. Enfin c'était Christian Bale qui endossait le costume du milliardaire traumatisé dans une approche plus réaliste qu'à l'accoutumée. Et, là on était conquis par la qualité du casting de Batman Begins, par sa mise en scène qui ouvrait un nouveau chapitre à la mythologie. Le caractère du personnage au cinéma a évolué comme cela avait été le cas dans le comics notamment grâce à Alan Moore, Frank Miller et Grant Morrison. Ce renouveau est confirmé avec un nouvel opus qui dépasse toutes les espérances.
SON MOINS BON FILM... Dans Equilibrium, Christian Bale était un agent chargé de faire respecter la loi d'une société dictatoriale qui aura payé le prix de la paix universelle en éradiquant toute émotion et toute passion humaine. L'art est donc proscrit et Bale fait partie des hommes de foi implacables, traquant et détruisant la moindre trace de beauté en ce bas monde et arrêtant ou éliminant ceux qui ne veulent pas y renoncer. Seulement cet exécutant zélé va oublier de prendre le produit qui le rend insensible, va découvrir le charme d'Emily Watson, la noblesse de Beethoven et l'horreur de sa mission. On retrouvait au début l'impassibilité froide de Patrick Bateman sur le visage de l'acteur, qui graduellement se laissait envahir par la chaleur des émotions et des états d'âme qui sont notre lot et notre grandeur. On songe évidemment à 1984 de George Orwell et à sa société déshumanisée. L'interprétation de l'acteur et son sens de la nuance servent ce film à la base mauvais mais qui devient vibrant en grande partie grâce à lui.
IL A DIT... : au sujet de Batman "Je ne suis pas du genre à m'accrocher à des personnages fictifs ou à des figures héroïques issues de la pop culture. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. Finalement, la seule personne que j'ai jamais regardée comme pouvant être un modèle pour moi, qui était fascinante et qui me racontait de merveilleuses histoires, c'est mon père ! C'est sans doute pour ça que je n'ai pas eu à regarder plus loin..." (in Le Figaro)

