James Franco, à l'affiche de 127 heures, et Matt Damon, dans True Grit, se cherchent des noises pour notre clash de la semaine. Attention au choc...

Par La REDACTION - publié le 22 février 2011 à 04h00 ,
MAJ le 22 février 2011 à 21h30 - 0 commentaire(s)
Harvey Milk, James Franco

JAMES FRANCO

Pour James, le cinéma commençait mal...

 

DES ANNEES DE GALERE James Franco a mis du temps avant de trouver sa voie comme il a mis du temps avant d'assumer son physique avantageux - responsable de sa paradoxale timidité - et de trouver des scénarios qui vaillent la peine d'être creusés. C'est d'ailleurs pour se motiver qu'il a suivi des études de comédie au Robert Carnegie's Playhouse West, convaincu qu'il y avait quelque chose à fouiller dans ses émotions. Il faut revenir pratiquement dix ans en arrière pour prendre la mesure du chemin parcouru. Ce n'est qu'une succession de mauvaises décisions et de chances manquées. En 1999, il décroche le rôle principal de la série Freeks and Geeks qui aurait dû le lancer dans la cours des grands et qui hélas s'est arrêtée au bout d'un an (seulement six épisodes). Pour la télévision, il EST James Dean, une icône dont il épouse les traits au quotidien et un rôle pour lequel il décroche un Golden Globe. Le gratin continue de fermer les yeux, en prétextant la facilité du physique (Franco a toujours été surnommé le «James Dean du pauvre»).

 

LA REVELATION... Dans Harvey Milk, de Gus Van Sant, où il incarne l'amour fou du premier politicien US ouvertement homosexuel, James Franco se révèle - enfin - au cinéma comme on avait envie de le voir depuis le début. Il confirme toutes les promesses récemment tenues dans Délire express, la comédie sous acide de David Gordon Green. Qui aurait crû que ce Californien de plus de 30 ans, naguère habitué à fréquenter les teen-movies oubliables avec Drew Barrymore, arriverait à trouver un rôle à sa hauteur et serait capable de jouer les amants de Sean Penn chez Gus Van Sant? Pas nous.

 

PAS DE BOL... Ce qui le fera tenir, c'est Sam Raimi et les épisodes de Spider-man mais là encore, ça coince : il auditionne pour le rôle titre de cette superproduction et, faute d'avoir une notoriété, il doit laisser le costume de l'homme-araignée à son collègue Tobey Maguire. Le réalisateur, conscient du potentiel qui gronde, se débrouille pour le caser en fils de bouffon vert.

 

MAUVAIS CHOIX... Michael Caton-Jones lui donne un rôle-piège face au colosse De Niro qui cachetonne, dans Père et Flic. James cabotine en fiston déboussolé et ne parvient pas à se hisser à la hauteur de son partenaire. Autre mauvais choix : Sonny, le premier long métrage heureusement inédit en France de Nicolas Cage, dans lequel il joue un gigolo pour vieilles morues, exploité par sa mère, qui rêve d'une meilleure vie. En roue libre, il ne peut pas sauver son personnage et par la même occasion le film, tiraillé entre tentations glauques et clichés misérabilistes, qui sonne faux du début à la fin. Reste une lueur dans son regard, une volonté louable de défendre des personnages hors des normes, marginaux, loin des conventions Hollywoodiennes, qui vont si mal avec son physique idéal pour jouer avec Shannen Doherty dans la série Beverly Hills 90210. Il y a une belle contradiction là-dessous de virilité et de féminité, mais il faut gratter. Lui qui passe alors pour une endive, lui manque-t-il le charisme?

 

SON ROLE LE PLUS DINGUE... S'essayant à la réalisation avec de petits films indépendants pour ne pas renier sa prédilection ("les blockbusters, c'est cool, mais l'indie, c'est encore mieux"), James atterrit presque par miracle dans Délire express, la première vraie bonne nouvelle de sa filmographie. Cheveux longs craspec, sourire de tête à claque à baffer, expressions de teubé dézingué, l'acteur montre enfin qu'il peut casser son image lisse pour plus de désinvolture. Derrière la caméra, il y a le regard attentif et bienveillant de David Gordon Green que l'on sait capable de beaucoup pour écorner les images d'acteur en détresse (se souvenir de ce qu'il a fait avec Jamie Bell dans L'autre rive ou de Kate Beckinsale dans Snow Angels - elle qui s'apprêtait à arrêter sa carrière au cinéma et que même Martin Scorsese ne réussissait pas à transcender dans Aviator).

 

L'ESPOIR... James est depuis peu égérie Gucci et assume sa fragilité comme un roc. Au bout du tunnel, la lumière fût.

 

SCORE 1 - James a quand même du mérite !

 

matt_damon_haut

MATT DAMON

Pour Matt Damon, le cinéma l'attendait comme un miracle...

 

AVANT LA RECONNAISSANCE... Avant de devenir la star internationale que tout le monde connaît, Matt Damon a été breakdancer. En tout cas, il possédait déjà une certaine fibre artistique.

 

BON CHOIX... Matt Damon a refusé le rôle attribué finalement à Leonardo DiCaprio dans Mort ou vif. Rôle que pourtant Sam Raimi lui avait initialement proposé. Mais vu le résultat final, et même si ce western avec Sharon Stone peut posséder quelques défenseurs (pas énormément quand même), il n'a pas raté grand-chose.

 

IL FAUT LE SAVOIR... Matt a définitivement arrêté de fumer après avoir consulté un hypnotiseur. L'industrie du tabac sait maintenant de quelle profession elle doit se méfier !

 

MATT EST COOL... Matt a rencontré sa future femme pendant le tournage de Deux en un, alors qu'elle travaillait dans un bar. Avis aux amatrices...

 

SEXE & GLAM Il est notamment sorti avec Wynona Rider et Penelope Cruz. Ce qui n'est pas forcément un secret mais révèle une chose très importante sur lui : il a très bon goût en matière de femmes

 

SON ROLE LE PLUS DUR Pour les besoins du film Le Talentueux Mr Ripley, Matt a appris à jouer du piano. Et non, il n'a pas appris à voler quand il a dû incarner un ange dans Dogma.

 

LOGICAL SONG Lorsque son bébé pleurait, Matt lui chantait le titre Afternoon Delight, du Starland Vocal Band, pour le calmer. Il est parfois des goûts musicaux qui feraient mieux de rester secrets.

 

BON ACTION... Après l'ouragan qui a dévasté Haïti, Matt Damon s'est rendu sur l'île en compagnie du chanteur Wyclef Jean pour apporter de la nourriture aux habitants. Il est toujours bon de faire connaître les bonnes actions.

 

SCORE 1 - On aime autant l'acteur que l'homme. Good boy comme on dit...

 


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