JENNIFER ANISTON
SES DEBUTS... D'origine Grecque et de parents acteurs (son père a joué entre autres dans le Soap opera Des Jours et des vies), Jennifer nait le 11 février 1969 à Sherman Oaks en Californie, près de Los Angeles. Elle joint le club de théâtre de son école et dès lors, perpétue la tradition familiale. Enfant de la télé et inspirée par la série Fame, elle décide de suivre le cours dramatique de la fameuse New York Art School of Performing Arts. Elle n'a alors pas un physique avantageux et doit compter sur son sens comique, qui la rendra irrésistible plus tard. Une fois diplômée, elle vit de petits boulots, joue dans des pièces « off Broadway ». A Los Angeles, elle enchaîne les auditions. Elle décroche ses premiers rôles dans des séries télé comme Ferris Bueller en 1990. Mais ses débuts sont discrets, à l'image de sa première apparition au cinéma dans un film d'horreur, Leprechaun en 1993. Bref, ça commence mal ! Devant l'accueil catastrophique et une carrière qui semble être dans l'impasse elle songe à tout arrêter. Mais c'est parfois là que le Deus ex machina survient, et c'est précisément ce qui arrive à Jennifer.
SON PREMIER SUCCES... En 1994, elle va auditionner pour le rôle de Monica Geller dans une nouvelle série, intitulée Friends. Avec une remarquable intuition, elle convainc les producteurs de la préférer pour le rôle de Rachel Green. En amoureuse gaffeuse et craquante du timide -et de plus en plus clownesque- Ross, elle s'attirera les faveurs d'un large public partout dans le monde pendant toute une décennie (la série s'arrête en 2004 à la fin glorieuse de sa dixième saison). La fantaisie et la fraîcheur d'Aniston y font merveille et elle est l'une des figures majeures de ces amis partageant leur appartement à New York. La notoriété est là, avec tout ce qu'elle implique (l'attention permanente des médias et des choix de carrière assez ardus pour passer au grand écran).
PASSERELLE CINE/TELE La première de Friends à tenter sa chance au cinéma est Courtney Cox dans Scream. Mais en général, le grand écran a été peu flatteur pour ces stars de la petite lucarne et Aniston ne fit pas exception. Totalement identifiée à son personnage, elle se prête à des comédies romantiques qui exploitent sans grande imagination son statut. Cela commence avec Petits mensonges entre frères de Edward Burns où elle est l'épouse que son mari trompe avec Cameron Diaz.
LE FILM QUI LA CHANGE... C'est véritablement avec The Good girl de Miguel Arteta en 2003 que l'on découvre une autre facette de son talent. Dans ce film indépendant, elle incarne une femme mariée et insatisfaite, ennuyée par sa routine et la paresse chronique de son légitime époux (totalement indolent et indifférent à elle). Elle se laisse enivrer par une aventure avec un jeune homme (Jake Gyllenhaal). Bientôt cette liaison va bouleverser sa vie. L'ambiance est celle du quotidien, Aniston campe une caissière à la crise existentielle assez banale. Elle incarne cette femme avec une grande justesse, bien loin des héroïnes charmantes vivant des amours hollywoodiennes et stéréotypées. C'est à ce jour l'un de ses rôles les plus intéressants car on la voit enfin aborder un emploi différent de ceux qu'elle décrochait jusqu'alors (la belle amie, ou la jolie « girl next door »).
ELLE A DIT... "Je suis chanceuse d'avoir une carrière formidable et un groupe d'amis formidable. Pourquoi perdre son temps à regarder le côté négatif des choses quand on a le pouvoir de concentrer notre esprit sur les choses positives? Parfois, c'est difficile à faire. Il faut juste se dire que c'est ok d'avoir le cafard parfois."
MARINA FOIS
SES DEBUTS... C'est en 1986 que Marina Foïs découvre sa passion pour la comédie dans L'École des femmes. Au départ seule, elle rejoindra la troupe "The Royal Imperial Green Rabbit Company" (alias les futurs Robins des Bois), des élèves un peu délurés du Cours Florent de la classe d'Isabelle Nanty. Cela donne lieu à une pièce qui marquera le premier succès de ce fameux groupe : Robin des Bois, une pièce "d'à peu près Alexandre Dumas".
SON PREMIER SUCCES... C'est grâce à Dominique Farrugia qui la remarque en 1996 que la troupe de la belle Marina (dans laquelle on peut également compter Maurice Barthélémy ou encore PEF, soient les nouveaux Bronzés) joueront quotidiennement en direct sur la chaîne Comédie ! dans La Grosse Émission pendant quasiment deux ans. Marina s'essaye à l'écriture en coécrivant plusieurs sketchs avec Pierre-François Martin-Laval et devient une héroïne culte de personnages qui ne le sont pas moins comme Sophie Pétoncule. L'aventure se poursuit sur Canal+ où comme naguère les Nuls ils dynamitent l'émission Nulle Part Ailleurs.
PASSERELLE CINE/TELE Et le cinéma dans tout ça? C'est la suite logique des choses ! Après les Robin des Bois, Marina fait dans les petits rôles marquants notamment dans le sous-estimé Serial Lover, de James Huth ou encore Trafic d'influence, de Dominique Farrugia, puis découvre la joie des grands, notamment chez Ilan Duran Cohen (Le plaisir de chanter).
LE FILM QUI LA CHANGE... Par-dessus tout dans l'excellent Plaisir de chanter. Marina Foïs casse une fois de plus son image de Robins des Bois, et prouve définitivement qu'elle est l'une de nos plus grandes comédiennes. Entre humour et tendresse, elle tient sans aucune difficulté le haut de l'affiche, face à un nouveau Lorànt Deutsh, bien loin de ses précédentes interprétations, généralement cantonné aux rôles de jeune effronté. Puis, il y a une autre tentative mais beaucoup moins réussie : Happy Few. Shortbus par Claude Sautet, si ça vous branche où les «happy few», expression de Stendhal, sont ceux qui veulent vivre leurs envies jusqu'au bout dans une époque recroquevillée sur elle-même en cédant aux élans de la passion et en refusant les mensonges comme les compromissions. Du Stendhal contemporain ? Oui et non. Les interprètes, tous excellents, apportent une incroyable vigueur à un schéma bien puritain. Heureusement Marina est là.
ELLE A DIT... (au sujet de son image comique) "Je suis mes envies sans calculer et sans penser aux « ruptures ». C'est davantage un problème de réalisateur, mais aussi d'image qu'on renvoie au spectateur, à laquelle je prête attention. Je reviendrai à la comédie mais je voulais me lancer dans des choses inédites, voilà pourquoi je me suis tournée vers autre chose."

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