Par - publié le 13 avril 2006 à 11h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h52 - 3 commentaire(s)
La Pan Européenne et Excessif vous proposent de gagner 10 livrets du Labyrinthe de Pan avec des dessins préparatoires et des extraits du storyboard, dédicacés par Guillermo del Toro en personne. Objet collector pour les fans du réalisateur de ce film événement !!

Produit par Alfonso Cuaron, un an et demi après Hellboy et quatre après Blade 2, Le Labyrinthe de Pan, le nouveau film de Guillermo Del Toro, est un conte de fées fantastique qui s'annonce riche en noires calories. Impossible de ne pas y penser : pléthore d’éléments se conjuguent pour entretenir d’étroites relations souterraines avec L’échine du diable, réalisé avant Hellboy et qui pouvait sans problème prétendre à être le meilleur film d’un cinéaste capable alors de sonder l’angoisse, de retranscrire des peurs enfantines et d’émouvoir avec une histoire aussi dense qu’extrêmement fluide. Pour preuve, cela se passe à la même époque (les années 40, dans l’Espagne franquiste). Rien de tel que le recours à l'onirisme pour brosser les périodes troubles d'un pays.

En profondeur, il s’agit d’une annexe à la ténébreuse Echine du diable, l'un de ses films les plus percutants. Le nouveau Guillermo Del Toro s’intéresse au parcours d’Ophelia, une gamine de 12 ans, qui voyage avec sa mère et son père adoptif dans une zone rurale du Nord de l’Espagne. Vu la morne actualité et la naissance d’une dictature délétère, elle trouve un échappatoire au réel en découvrant un labyrinthe dans le jardin de la demeure où elle a déménagé avec sa mère et son beau-père, Vidal (Sergi Lopez), soldat franquiste tyrannique. Lors de ses pérégrinations, elle tombe sur Pan, une créature étrange qui hante les lieux. A l’aune du fantôme qui hantait les couloirs de l’orphelinat, la créature serait-elle un moyen d’édifier une allégorie politique dans une période où l'on cherche à cacher les démons ? Vaste débat. En tous les cas, le réalisateur devrait certainement exploiter toute la dimension mythologique et fantastique de Pan. Le résultat s’annonce barré comme du Clive Barker (Cabal) et beau comme du Argento de la grande époque. Outre Sergi Lopez, dont le personnage évoque singulièrement celui interprété par Eduardo Noriega dans L’échine du diable, on retrouvera également dans cette distribution Doug Jones (Hellboy), Alex Angulo (Le jour de la bête), ou encore Maribel Verdu (Y tu mama tambien).

Pas de doute : Guillermo est grand. Il s’est toujours fait la spécialité d’alterner des projets ambitieux (Mimic, Blade 2) avec d’autres plus confidentiels (Cronos, L’échine du diable) avec une générosité délectable. Entre les deux Hellboy (le premier volet déjà sorti et le prochain qui se fera après ce Labyrinthe de Pan en attendant aussi ), le cinéaste revient donc à un dessein plus modeste mais non moins excitant dans ses objectifs qui s’annonce comme un grand bain d’onirisme et de magie. C’est le signe d’une volonté de renouvellement et de ne pas se cantonner à ce qui est acquis. Sa capacité à rebondir sur les sujets et à varier les genres donne à penser qu’il fait définitivement partie de ces cinéastes avec lesquels il faudra compter. Alors ? Alors, bravo Guillermo. On sait que Del Toro aime à noter toutes ses idées et dessins dans son sketchbook. Après la bande-annonce (qui suffit à faire saliver), le petit livret d’une vingtaine de pages propose des croquis dessinés par le réalisateur avec en préambule le synopsis et la dédicace de Guillermo Del Toro, des plans sur la maison immense et stylisée (extérieur, cuisine, salle de bains, chambre…) où le personnage traîne sa solitude, du village, du royaume des rêves mais aussi du labyrinthe où elle est perdue, des créatures, du monstre. En somme, un aperçu éblouissant (et prometteur) des prémisses, du travail, de l’imagination débridée du réalisateur qui apporte l’importance que l’on sait aux croquis mais aussi au storyboard. Seulement dix livrets seront disponibles.





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Les résultats seront rendus publics sur DVDRAMA dans les deux semaines suivant la fin du concours.
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