Par La Rédaction - publié le 10 mai 2006 à 10h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h55 - 1 commentaire(s)
Durant cette semaine précédent le festival de Cannes, les salles obscures sont prises d'assaut par des titres qui tenteront d'exister malgré tous les regards tournés vers la sélection de la Croisette. Pas de chef d'oeuvre à signaler, mais quelques bons films, comme A Bittersweet life ou Comme t'y es belle !. En attendant Cannes...

Comme t'y es belle !. La Vérité si je mens au féminin ça donnerait quoi ? Pas forcément Comme t’y es belle !, contrairement à un pressentiment légitime. En effet, Lisa Azuelos parvient contre toute attente à éviter la tentation de la pâle copie tant redoutée, une belle victoire.

A Bittersweet life. Polar rugueux teinté d’humour sang-pour-sang noir, A Bittersweet Life, de Kim Jee-Woon, réalisateur des Deux sœurs, possède des morceaux de bravoure orchestrés avec maestria. Présenté dans de nombreux festivals (de Cannes à Deauville), ce film plaide pour le plaisir immédiat et fonctionne à répétition. Explosif.

Le Samourai du crépuscule. Fer de lance de l'avènement d'une nouvelle ère dans la représentation des samouraïs à l'écran, Le Samouraï du Crépuscule se double aussi d'une remarquable critique sociale du Japon d'aujourd'hui.

Chromophobia. Six ans après son premier film, le remarqué Onegin, la réalisatrice britannique Martha Fiennes revient au cinéma avec Chromophobia, film choral au casting somptueux dont elle a aussi signé le scénario. Entre les deux, elle n'a cependant pas chômé. Clips vidéo, spots publicitaires auxquels s'ajoutent les documentaires et fictions qu'elle avait auparavant réalisés pour la télévision, ont forgé une maîtrise formelle et narrative qui ne fait aucun doute à la vision de ce long-métrage inspiré. Même si, à l'instar de ses personnages hauts en couleurs, Chromophobia n'est pas exempt de quelques faiblesses.

Man Push Cart. Premier long métrage d’un réalisateur américain d’origine iranienne, Man Push Cart porte un regard neuf et quasi-documentaire sur les immigrés des Etats-Unis d’Amérique et sur le rêve américain. Loin de toute fantasmagorie hollywoodienne, le film s’attache à montrer ces minorités ethniques pas véritablement intégrées et cantonnées à des emplois de seconde zone dans un New-York débarrassé de tout glamour.

Secrets de famille. Serial Mother rencontre Arsenic et vieilles dentelles qui rencontre Petits meurtres entre amis qui rencontre Harry, un ami qui vous veut du bien qui rencontre Mary Poppins qui rencontre [mettez ici le film de votre choix avec un mari distant, une femme aimante mais délaissée et un amant caricatural]. Voici à peu de choses près le cocktail qu'évoque Secrets de famille.

L'Imposteur. Quelque part entre le Ken Loach de Family Life et le Michael Haneke de Benny’s Video, il y a un bloc d’altérité baptisé L’imposteur. En s’attachant aux maux d’un jeune homme qui se complait dans le néant existentiel et ses fantasmes secrets, le cinéaste allemand Christoph Hochhaüser livre une œuvre épurée et sensible qui s’attache à l’immuable, aux silences, à la peur de se perdre dans un montre trop vaste et sonde ainsi les tracas et conséquences sur des visages silencieusement inquiets. Après Le Bois Lacté, confirmation d’un talent sûr.

Uno. Sous l’influence admise de films à forte identité mâle comme Indian Runner, la Haine et Pusher ou les classiques des films de gangsters et de mafia comme Les Incorruptibles et la trilogie du Parrain, Uno se place dans une lignée cinématographique claire où la force, la rivalité et la loyauté, l’illégalité et son versant obscur fait d’intimidations et d’affrontements ordonnent le monde sous couvert de règles claniques. Que ceux qui les refusent ou les défient prennent garde.

Bubble. Depuis quelques temps, c’est sa grande spécialité : Steven Soderbergh (L’anglais) aime alterner les fictions expérimentales (bidouillages formels et narration déconstruite) avec des films populaires (carrés, simples et efficaces). Parfois, il lui arrive de concilier les deux pour réaliser des films hybrides qui ne ressemblent qu’à eux-mêmes. Avec Bubble, œuvre farouchement indépendante (petit budget, casting inconnu, minimalisme des situations), il pose sa caméra dans une petite bourgade paumée confrontée à l’horreur et s’essaye dans le registre de l’indécision et du trouble.

Retrouvez les critiques ci-dessous :



COMME T'Y ES BELLE !
Un film de Lisa Azuelos
Avec Michèle Laroque, Aure Atika, Valérie Benguigui, Géraldine Nakache
Durée : 1h25

  • La Critique
  • Interview Valérie Benguigui
  • A BITTERSWEET LIFE
    Un film de Kim Jee-Woon
    Avec Lee Byung-Hun, Shin Min-a, Kim Young-Cheol
    Durée : 1h58

  • La Critique
  • Interview Kim Jee-Woon
  • Dossier : L'univers de Kim Jee-Woon
  • Portrait : Lee Byung-Hun
  • LE SAMOURAI DU CREPUSCULE
    Un film de Yôji Yamada
    Avec Hiroyuki Sanada, Tetsuro Tanba, Rie Miyazawa, Min Tanaka, Ren Osugi, Nanji Kobayashi
    Durée : 2h05

  • La Critique
  • CHROMOPHOBIA
    Un film de Martha Fiennes
    Avec Kristin Scott Thomas, Damian Lewis, Ben Chaplin, Penelope Cruz, Ralph Fiennes, Ian Holm, Rhys Ifans
    Durée : 2h10

  • La Critique
  • MAN PUSH CART
    Un film de Ramin Bahrani
    Avec Ahmad Razvi, Leticia Dolera
    Durée : 1h27

  • La Critique
  • SECRETS DE FAMILLE
    Un film de Niall Johnson
    Avec Rowan Atkinson, Maggie Smith, Kristin Scott Thomas, Patrick Swayze
    Durée : 1h42

  • La Critique
  • L'IMPOSTEUR
    Un film de Christoph Hochhaüsler
    Avec Constantin Von Jascheroff, Manfred Zapatka
    Durée : 1h34

  • La Critique
  • Interview Christoph Hochhausler
  • UNO
    Un film de Aksel Hennie
    Avec Aksel Hennie, Nicolai Cleve Broch et Espen Juul Kristiansen
    Durée : 1h39

  • La Critique
  • BUBBLE
    Un film de Steven Soderbergh
    Avec Debbie Doebereiner, Dustin Ashley, Misty Wilkins
    Durée : 1h13

  • La Critique
  • LES AIGUILLES ROUGES
    Un film de Jean-Francois Davy
    Avec Jules Sitruk, Damien Jouillerot, Jonathan Demurger
    Durée : 1h33

  • La Critique
  • EDISON
    Un film de David Burke
    Avec Justin Timberlake, Kevin Spacey, Morgan Freeman
    Durée : 1h34

  • La bande-annonce



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