Vous pourrez voir cette semaine dans les salles :
Hollywoodland. L’ironie du sort est une formule toute faite, inventée pour expliquer les tours de passe-passe que joue parfois la vie à ses acteurs incrédules. Ce moment où la Création se délecte avec sournoiserie du hasard et des coïncidences, et semble se moquer ouvertement de la condition humaine. Ainsi, 36 ans avant la dramatique chute de cheval de l’acteur Christopher Reeve, symbolisant à jamais Superman au cinéma, son presque homonyme George Reeves, le premier à avoir incarné l’homme d’acier sur le petit écran, est retrouvé dans sa chambre tué par balle. Et près de 50 ans plus tard, le réalisateur Allen Coulter, plus habitué aux séries TV, décide de transposer au cinéma cette affaire jamais élucidée.
Le Dernier des fous. Pour vous donner une idée de ce petit film français, ça commence comme un film franco-français auteurisant; ça étreint subrepticement dans son malaise asphyxiant et ça se termine comme du Mario Bava. Entre tout ce laps de temps suspendu, des personnages rongés par la haine et la médiocrité ont le temps d’évoluer, de souffrir, de se fondre, de se perdre dans un été meurtrier où, non, plus rien ne sera comme avant. Laurent Achard ose, alors osons avec lui : il est coupable d’un beau crime français.
Une Grande année. Entre une
Chute du faucon noir et un
Kingdom Of Heaven, Ridley Scott s'était amusé le temps d'un film, s'aventurant dans un registre plus léger dans son ton et ses moyens. C'était
Les Associés (Matchstick Men, 2003), petit thriller sans grande prétention mais rondement mené, réalisé, scénarisé et interprété. Après son passionnant récit sur les croisades et avant d'aller rejoindre Denzel Washington pour un film policier (American Gangster), Scott remet le couvert cette fois-ci avec un genre qui lui était à ce jour totalement étranger : la comédie romantique.
Loft. Dernier long métrage en date du réalisateur de
Cure,
Jellyfish ou encore
Kairo, Loft s'annonçait comme le nouveau chef d'œuvre du cinéma d'horreur japonais, Kiyoshi Kurosawa ayant maintes fois prouvé son aptitude à se détacher des effets de mode pour imposer son style et ses obsessions personnels. C'est pourtant la déception qui est au rendez-vous.
Election 1. Présenté à Cannes en 2005 et repoussé à plusieurs reprises sur les écrans français, voici que débarque enfin le très attendu
Election. Après l’étrange
PTU, qui mêlait comédie et suspense dans un thriller empreint d’un faux rythme, Johnnie To revient à un genre plus classique avec
Election, polar mafieux qui renoue avec les ambitions des classiques HK : immerger le spectateur dans un univers sombre et sans pitié, où la mort rôde comme une sinistre ritournelle. En toile de fond, le choc générationnel qui oppose la culture traditionnelle des Triades, attachée aux valeurs de loyauté et d’honneur, à une jeunesse décomplexée et assoiffée de pouvoir.
Le Violon. Présenté au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain Regard,
Le Violon est un premier film d’un réalisateur mexicain qui brille par son histoire belle et forte, et par ses qualités esthétiques. Servie par une photographie noir et blanc superbe, cette lutte de paysans sud-américains pour la défense de leur terre contre des soldats gouvernementaux acquiert une dimension intemporelle grâce à une narration sans effets dramatiques qui touche au plus près des protagonistes et une réalisation aux cadres travaillés dans le refus du spectaculaire. Une œuvre juste et vraie qui consacre aussi un acteur amateur de 82 ans, le violoniste Don Angel Tavira.
Retrouvez les critiques ci-dessous :
 | HOLLYWOODLAND Un film d’Allen Coulter Avec Adrien Brody, Diane Lane, Ben Affleck, Bob Hoskins Durée : 2h06
La Critique La Bande-annonce |
 | LE DERNIER DES FOUS Un film de Laurent Achard Avec Julien Cochelin, Pascal Cervo, Annie Cordy Durée : 1h36 La Critique |
 | UNE GRANDE ANNEE Un film de Ridley Scott Avec Russell Crowe, Marion Cotillard, Didier Bourdon, Albert Finney, Freddie Highmore Durée : 1h58 La Critique |
 | LOFT Un film de Kiyoshi Kurosawa Avec Miki Nakatani, Etsushi Toyokawa, Yumi Adachi Durée : 1h51
La Critique |
 | ELECTION 1 Un film de Johnnie To Avec Simon Yam, Tony Leung Ka Fai, Wong Tin Lam Durée : 1h41
La Critique |
 | LE VIOLON Un film de Francisco Vargas Avec Don Angel Tavira, Dagoberto Gama, Fermin Martinez Durée : 1h38
La Critique Interview Francisco Vargas |