Par - publié le 23 octobre 2006 à 05h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h13 - 3 commentaire(s)
Lors de son interview, Dario Argento nous avait confié vouloir retourner avec deux actrices: Jennifer Connelly (histoire de créer un prolongement avec Phenomena) et Asia Argento (histoire de consolider les liens artistiques et familiaux). Ce sera chose faite pour cette dernière avec le dernier volet de la trilogie des Trois Mères : Mothers of tears.



La trilogie des Trois mères a commencé avec deux films : Suspiria (1976) et Inferno (1979). Le premier, classique du giallo, très inspiré par le cinéma de Narcisso Ibanez Serrador (La résidence); le second, l'un des opus les plus controversés d'Argento, thriller abstrait et terrifiant qui emmenait dans des contrées extrêmes. La suite ? Elle se fera pratiquement 30 ans plus tard avec dans le rôle principal la fascinante Asia Argento qui tourne de nouveau sous l'égide de son père après Trauma, Le syndrome de Stendhal et Le fantôme de l'opéra - le seul bon film d'Argento dans le lot restant Le syndrome de Stendhal.



Ce troisième volet est une occasion également pour Argento de retrouver l'inestimable Udo Kier (déjà dans Suspiria) et, plus discrètement, Massimo Sarchielli (vu dans Ladyhawke, la femme de la nuit). L'action du film se déroulera à Rome. Une étudiante en art (Asia, évidemment) ouvre sans le vouloir une urne antique. Cet acte ne sera pas conséquence: c'est le début d'une descente aux enfers, de rencontres hasardeuses et de situations tarabiscotées. Le tournage débute en Italie le 30 octobre prochain. Une bonne nouvelle pour Argento père qui, après quelques opus indignes du réalisateur (Le Joueur de Cartes et dans une moindre mesure Vous aimez Hitchcock?) a visiblement retrouvé l'inspiration avec Jenifer, son épisode de la première saison des Masters of Horror (en attendant de découvrir celui de la seconde); et, aussi, Argento fille qui après le voyage en roue libre dans le très décevant Transylvania, de Tony Gatlif, et le tournage doloriste d'Une Vieille Maîtresse, de Catherine Breillat, devrait trouver matière à explorer de nouveaux registres dramatiques.
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