Par Stéphane Argentin - publié le 18 septembre 2003 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h01 - 2 commentaire(s)
Première réalisation de Wayne Kramer dont on découvrira bientôt le travail de scénariste sur Mindhunters réalisé par Renny Harlin, The cooler est un croisement plutôt réussi entre les coulisses du jeu à Las Vegas et une love-story qui sent bon tout ce que l’on voudra bien sauf l’eau de rose.

The cooler
2003
Réalisateur : Wayne Kramer
Acteurs : William H. Macy, Maria Bello, Alec Baldwin, Shawn Hatosy, Ron Livingston, Paul Sorvino, Estella Warren
Durée : 1h43
Sortie : 1er semestre 2004
Sortie américaine : 19 Novembre 2003

Bernie Lootz (William H. Macy) est ce que l’on appelle à Las Vegas un "Cooler", un porte-malheur. Le gérant du casino Shangri-La, Shelly Kaplow (Alec Baldwin) l’emploie d’ailleurs pour ce "don" : répondre son mauvais karma afin de faire perdre les joueurs un trop en veine. Au contact de Natalie (Maria Bello), la chance de Bernie va tourner, ce qui ne sera évidemment pas du goût de tous ...


William H. Macy, Alec Baldwin dans THE COOLER


Si The cooler se veut un hommage aux Horizons perdus de Capra (le Shangri-La, "Paradis terrestre" où rien ne change), il raconte aussi une belle histoire d’amour sur fond de Casino de Scorsese. Avec ses bonnes vieilles méthodes, Alec Baldwin y est l’alter ego de De Niro, réticent à l’idée de voir Vegas et son casino se transformer en parc d’attractions tandis que sa poule aux œufs d’or lui échappe peu à peu. Pendant ce temps, l’autre poule, Mario Bello, resplendissante et pleine d’optimisme illumine de plus en plus la vie de ce véritable Droopy des salles de jeu qu’interprète un William H. Macy toujours aussi grandiose, capable par un simple changement d’expression du visage de passer de la détresse la plus totale à la joie la plus simple.

D’un esthétisme à la fois épuré et particulièrement travaillé (magnifique travail sur la photographie et les couleurs), The cooler parvient à lier sans pour autant chercher à innover, noirceur (l’envers des casinos) et beauté (l’histoire d’amour) au travers d’un scénario et d’une interprétation qui n’ont rien d’un coup de chance.


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