Des hôtesses de l'air qui bouffent leurs passagers ! Une première dans l'industrie du cinéma, pourtant prolifique dans la catégorie "gros navion en perdition" souvent revendiqués par des prétextes faciles. Paradoxal pour un sujet aussi restrictif il y a encore cinq ans. Le dernier en date, c'est bien évidemment le décevant
Des Serpents dans l'avion, rigolo sur le papier, rigolo dans sa démarche, et même rigolo dans sa folle attaque de reptiles, mais nettement moins fendard lorsque New Line est obligé de rappeler son réalisateur à l'ordre quant au budget alloué dans l'entreprise, pour signer une seconde partie trop conventionnelle. Mais comme un avion peut en cacher un autre, le futur
Plane Dead tentera de rappeler qu'un bon Z vaut parfois mieux qu'un mauvais B.
Plane Dead reprend donc un pitch similaire à celui de son confrère si ce n'est que cette fois-ci c'est l'armée qui transporte un cadavre infecté dans un caisson bactériologique, à même la soute d'un avion de ligne. Perturbations et autres excuses libèrent le macchabée de sa boite qui en bon cinéphile s'empressera rapidement de faire son propre remake de
La Nuit des morts vivants dans le compartiment des passagers. Cris, dévastation, et surtout gore semblent être au programme de ce qui, malgré les apparences, n'est qu'une petite production bien décidée à charcler sur tous les niveaux dans une ambiance qu'on fantasme déjà comme nanardèsque.
A priori, rien d'aguichant sur le CV général, avec Scott Thomas derrière la caméra (grand inconnu réalisateur de films encore plus inconnus) et dont les plus grosses stars devant ne se limiteront qu'à Erick Avari - sempiternel second couteau cantonné à l'oriental de service, dans
La Momie entre autres - et Richard Tyson immortalisé par son rôle de méchant dans
Un Flic à la maternelle. Du lourd donc, du méga lourd même, autorisant tout ou presque, et c'est peut-être justement là force de ce
Plane Dead. Etre à la croisée des chemins de genres qui ne devraient pas se frôler avec un pitch crétin et des idées de mise en scène surfant en pleine beaufitude stylisée aux relents de Uwe Boll dans sa période ordonnée.
Alors non, on n'osera pas demander une sortie salles de ce genre d'engin, mais espérons tout de même qu'un éditeur peu frileux – il en existe de très bons chez nous – s'autorisera un direct to vidéo sur notre beau territoire. Il fera des heureux…
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