Arrivée sous un temps ensoleillé éclairant idéalement les paysages sublimes des Vosges (on se plaît à repenser aux
Grandes Gueules de Robert Enrico). On apprécie ces collines et montagnes majestueuses qui me rappellent étrangement le début de
Shining avec le pénétrant Dies Irae en bande sonore. On s'imagine presque croiser Danny et ses parents tout en sillonnant les routes sinueuses de la région en bus.
Comme vous le savez déjà, la liste des films présentés au festival est pour le moins varié et excitante. Les oeuvres sont de nature très vaste – on parlera de vagin denté, de crocodiles tueurs, de zombies, de vrai/faux documentaire - et proviennent d'horizons divers. Au niveau du jury, nous retrouvons un Stuart Gordon en grande forme, une délicieuse Kristanna Loken (avec laquelle nous espérons bien vous proposer un entretien sur le site mais rien n'est moins sûr), le grand Sean S. Cunningham, l'étonnant Neil Marshall, ainsi que d'autres personnalités dont nous vous parlerons ces prochains jours.
Vous allez pouvoire vibrer au rythme de Fantastic'Arts 2008 avec des articles à chaud, des avis, et dès notre retour au tempo de vidéos qui, nous l'espérons, vous enchanteront !
Mais trêve de bavardage, parlons dès maintenant du day two, jeudi 24 janvier. Enjoy ...
TEETH : 8/10Première projection pour votre serviteur,
Teeth, le fameux film sur la fille avec un vagin denté (sic !). Coup de coeur personnel. Le réalisateur nous raconte cette histoire sur le ton d'une sitcom aux atours initialement idéaux pour mieux les pervertir ensuite. Les suggestions sexuelles se retrouvent bien souvent disséminées tout autour de ces adolescents ayant fait voeu de chasteté tout en reniant leurs pulsions naturelles. On retient le charme et l'allant de l'actrice principale pourvue d'un organe vaginal sectionnant tout objet cherchant à la pénétrer. Le film a recours a quelques imageries gores et scatologiques (ah ces gros plans de phallus ensanglantés, ces messieurs apprécieront !) et pourtant on retient bien plus la sensibilité trouble d'un récit s'attachant autour du genre comédie (voire du burlesque gore à l'image de la visite chez le gynécologue) à dépeindre la difficulté de vivre sa mutation de la puberté et la complexe acceptation de soi lors de cette période difficile. Si on ajoute que le moralisme bien-pensant et la religiosité avilissante volent en éclat avec flamboyance bien assez vite ; sans en ajouter plus, vous aurez compris que nous avons ici le premier coup de foudre du festival...

LE ROI DE LA MONTAGNE : 3/10Première déception. Un homme et une femme se rencontrent dans une station-service, font l'amour, se quittent ... pour se retrouver lorsque celui-ci se lance à sa recherche suite au vol de ses papiers. Dans la forêt reculée, ils seront pris pour cible par un mystérieux tireur.
Le film fait la part belle aux ambiances sonores prises sur le vif avec des dialogues réduits à leurs portions congrues. La mise en scène très naturaliste (forte empreinte de l'environnement, des visages en gros-plan) plaît, de même que l'efficacité crue de plusieurs morts à l'écran ... Mais hélas, le temps a tendance à se trouver long, le métrage ayant tendance à privilégier quelques fausses-pistes inutiles. Mais le pire arrive dès lors que l'énigme du tireur est résolue. Le film exploite alors des évènements connus (dont nous tairons la teneur pour ne rien vous spoiler) avec un sens qui aura su exaspérer l'auteur de ces lignes. Reste encore et toujours cette mise en scène naturaliste qui pourrait enthousiasmer.
FRONTIERE(S) : 6/10Le premier film de Xavier Gens vient tout juste de sortir dans les salles françaises et est en diffusion en présence de l'équipe du film (dont vous pourrez voir prochainement une vidéo très conviviale). Très référentiel, le film de Gens l'est assurément. Bourré d'énergie, de cette envie formidable de faire du cinéma, vous comprendrez que le film de Gens est jouissif. Au-delà du plaisir réel de la vision, on pourra aussi regretter un cabotinage insolemment présent du début à la fin et des problèmes de rythmes nous coupant parfois du film. Ceci dit l'ambiance dans la salle était joyeuse, bourrée de commentaires à chaque réplique « qui tue ». Il y a eu 2 types de spectateurs, ceux qui se sont amusés, et ceux qui ont rappelé à l'équipe du film présente ses nombreux défauts, la bande des rabats-joies donc. Vous pourrez juger vous-même en vous rendant dans vos salles obscures préférées.
PAINKILLER JANE (Série TV) : 2/10Vers 0h00, les festivités se poursuivaient avec la nuit Sci-Fi. Au programme, le pilote de Painkiller Jane (avec Kristanna Loken !!!) suivi de quatre épisodes de Master of Science-Fiction (basée sur le même principe que les Masters of Horror, pour le genre science-fiction).
La bonne surprise reste la présence de Stuart Gordon et de notre terminator-girl préféré. Ils ont su être proches du public en illuminant la salle par leurs seuls présences.
Concernant les séries, Painkiller Jane raconte comment Jane Vasco va rejoindre une unité spéciale traquant les neuro (des mutants manipulateurs aux origines inconnues). Le background est fort, mais la sauce ne prend pas ... malheureusement. C'est une série TV faiblarde que la présence de Miss Loken ne sauve pas de l'ennui.
Les Masters of Science-Fiction reposent sur le même principe que les Masters of Horror. Les épisodes (4) vus n'auront pas su me convaincre, mais la fatigue aidant, on attendra de re-visionner le programme dans d'autres circonstances.
A suivre...