Par JDM - publié le 24 mars 2006 à 04h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h51 - 30 commentaire(s)
On se croyait peinard à 00h17, en train de se siroter une Tourtel devant une rétro Jacques Martin et évidemment il se trouve toujours un parasite pour vous pourrir la soirée en charentaises que vous aviez prévue. Ce soir le fautif est de taille, et pour cause, il se nomme Fast and Furious : Tokyo Drift, l’animal.

Prototype de la franchise de manganes (il n’y a pas meilleur mot), Fast and Furious s’est décliné en déjà deux épisodes. Le premier avec Vin Diesel (qu’on aime voir ailleurs), le second avec l’infâme Paul Walker. Les deux personnages du film partageaient un penchant immodéré pour les nanas décérébrées en string panthère et les grosses Subaru supercharger blindées de nitro relookées comme des wagons de montagnes russes. Le cocktail nous donne un duo de nanars risibles inutiles et vulgaires (il faut le dire), effigies cocasses de la culture frime-fluo (surtout le deuxième qui touche le fond de l’abîme).



Universal, qui adore nous faire le coup du « Et pourquoi pas un troisième ? », ressert donc les couverts avec son Tokyo Drift. La vraie nouvelle, c’est que la bande-annonce vient nous sauter à la gorge pour démolir notre enthousiasme de cinéphiles. Quoi de beau là dedans ? Pas grand-chose, des caisses, des filles et une trame classique, construite comme un bon vieux buddy movie (le black marrant, le blanc sérieux). Comme prévu, ça va taquiner l’aspi sur les 6 voies de Tokyo pendant une heure trente à vous dégoûter d’un grand prix d’Allemagne. Ca va emballer sa bimbo de compétition avec un regard de fauve vaguement maîtrisé et deux punch lines précuites. Ca va sauver la ville de la pègre par hasard au détour d’une course. Ca va s’oublier dans la demi-heure. Voilà la recette de Fast and Furious, impossible de faire plus phallique.

Un petit coup sur le scénario, par déontologie et fair-play : Shaun Boswell, un adolescent solitaire, ne se passionne que pour une seule chose : les courses automobiles illégales. Après avoir commis un délit qui pourrait lui valoir une peine de prison, il est envoyé au Japon chez son oncle. C'est à cette occasion qu'il fréquente le milieu des street racers de Tokyo et se retrouve aux prises avec un certain Drift King, membre des yakuzas.



Le film est réalisé par Justin Lin (qui nous fera le remake d’Oldboy) et scénarisé par Chris Morgan (le responsable de Cellular…) le gage de qualité qui nous rassure. Pas sorti mais déjà en bande-annonce, l’opus sent la poudre. Pour ceux qui veulent encore y croire, le trailer est disponible juste en bas.

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