Voilà, c'est fini ! On ne va pas lui dire au revoir comme sur le quai d'une gare, mais après Luc Besson il y a quelques semaines, Patrice Leconte il y a quelques jours, c'est désormais George Lucas qui tire sa révérence au septième art. C'est lui-même qui a officialisé sa préretraite lors d'une interview offerte à Variety où ce dernier admet qu'il ne s'y retrouve plus financièrement et compte entraîner dans son sillage sa boite Lucasfilm. Pas de chômage technique néanmoins puisque si le cinéma "coûte trop cher et est trop risqué", la compagnie se consacrera désormais à l'industrie télévisuelle. L'avouant avec une certaine franchise, les ambitions du bonhomme coïncident ce qu'il considère comme l'avenir : la quantité ! Mince alors, George Lucas ne s'intéresse plus à la qualité...

Autant dire que le bonhomme tend carrément le bâton pour se faire battre. Mais c'est en se faisant littéralement souffrance que nous éviterons de nous acharner une fois de trop sur le personnage - et ce, malgré les encouragements intempestifs de collègues lâchant des "Le cinéma est trop coûteux pour lui ? Pourtant il a réalisé six braquages du siècle consécutifs en vingt ans !". Car malgré un talent concrètement bancal dans la mise en scène (il suffit de comparer les derniers
Star Wars à
THX 1138), George Lucas et sa compagnie homonyme laisseront derrière eux les plaisirs impérissables que sont la trilogie
Indiana Jones,
Willow,
Howard (si si), et l'univers visuel si aboutit de
L'Empire contre-attaque.
Se retirer du cinéma ne signifie donc pas inactivité pour autant puisque le trop entamé
Indiana Jones 4 est officiellement toujours d'actualité, ainsi que le projet de film de guerre de George Lucas sur lequel il travaille depuis quinze ans (
Red Tails). Mais c'est surtout la saga
Star Wars qui poursuivra son petit bonhomme de chemin à la télévision. En effet, Jedis en tous genres continueront à s'affronter dans une variante de
Clone Wars toute en images de synthèses cette fois-ci. Vu que les deux derniers films ne proposaient que trop peu de prises de vues réelles, nous ne devrions pas êtres déboussolés. Gageons juste qu'il n'en profite pas pour user jusqu'à la dernière fibre sa bouée de secours qu'a longtemps été le marché de la vidéo…