Pour la 17e édition du festival international du film fantastique de Gérardmer (du 27 au 31 janvier 2010), John McTiernan sera le président du jury, entouré de Valérie Benguigui, Douglas Buck, Stanislas Mehrar, David Moreau, Xavier Palud, Anne Parillaud, Linh-Dan Pham et Florent Emilio-Siri. Premières réactions.
5150, rue des Ormes, de Eric Tessier
Histoire : Le 5150, rue des Ormes se trouve au bout d'une allée tranquille dans une petite ville sans histoire. Suite à une chute de vélo, Yannick frappe à la porte des Beaulieu, une famille menée d'une main de fer par Jacques Beaulieu, et se retrouve séquestré dans leur maison. Le père de famille propose alors un marché à Yannick: s'il arrive à le battre aux échecs, il pourra s'en aller librement...
Focus : Le Québécois Eric Tessier avait déjà présenté son premier long-métrage, Sur le seuil, une variation sur l'univers de Stephen King, en compétition au festival de Gérardmer en 2004.
Amer, de Hélène Cattet et Bruno Forzani
Histoire : Ana est confrontée au corps et au désir à trois moments clefs de sa vie. Sa quête charnelle voyage entre réalité et fantasmes colorés... qui deviennent de plus en plus oppressants. Une main gantée de dentelle noire l'empêche de crier. Le vent soulève sa robe et caresse ses cuisses. Une lame de rasoir effleure son corps : trouvera-t-elle le plaisir au bout de son parcours chaotique et carnassier ?
Focus : Court-métragistes de renom, Hélène Cattet et Bruno Forzani prennent l'essence du giallo, un genre qu'ils maîtrisent sur le bout des doigts, pour proposer une expérience anxiogène dans la peau d'une femme schizophrène et paranoïaque. Le film extrême de la compétition, qui va diviser les festivaliers.
Hierro, de Gabe Ibanez
Histoire : Alors qu'il voyage à bord d'un ferry vers l'île d'El Hierro, le fils de Maria disparaît. Est-il tombé par-dessus bord ? A-t-il été kidnappé ? Personne ne le sait. Il a simplement disparu. Six mois plus tard, tandis que Maria se bat pour surmonter sa peine et reprendre sa vie en main, elle reçoit un appel inattendu. Le corps d'un enfant a été découvert et elle doit retourner à El Hierro afin de procéder à l'identification.
Focus : Pour son premier film, parrainé par Juan Carlos Fresnadillo et Juan Antonio Bayona, projeté l'année dernière au festival de Cannes à la Semaine de la critique, le jeune Gabe Ibanez use d'un canevas classique (une mère part à la recherche de son fils qui a mystérieusement disparu) qu'il tire à la ligne avant un coup de théâtre final attendu.
La Horde, de Yannick Dahan et Benjamin Rocher
Histoire : Nord de Paris. Décidé à venger la mort d'un des leurs, un groupe de policiers prend d'assaut une tour HLM dans laquelle s'est barricadée une bande de gangsters, et se retrouve sans le savoir confronté à une horde de zombies. Flics et malfrats n'auront d'autre solution qu'unir leurs forces pour venir à bout de ces êtres terrifiants...
Focus : Avec ce coup d'essai, Yannick Dahan et Benjamin Rocher espèrent de tout coeur donner un coup de pied dans la fourmilière du cinéma de genre français en réalisant le nouveau Nid de guêpes, de Florent Emilio-Siri - qui est dans le jury. Pour citer Dahan : "on veut faire Terminator 2 avec le budget de Lady Chatterley". A Gérardmer, ils seront attendus comme des messies.
Les témoins du mal, de Elio Quiroga
Histoire : Francesca est une jeune pédiatre qui vient d'accoucher et souffre d'une dépression post-natale. Elle décide d'emménager avec son mari dans une vieille demeure isolée pour élever leur enfant au calme. Mais très vite des évènements surnaturels se succèdent dans la maison et Francesca est en proie à des visions cauchemardesques...
Focus : Pour rappel, Elio Quiroga a signé The Cold Hour, mélange cheap de science-fiction et d'horreur qui misait sur l'imagination du spectateur. Dans Les témoins du mal, un film de fantômes a priori classique, il a confié le rôle principal à Ana Torrent avec laquelle toute une génération de cinéphiles a grandi, de Crias Cuervos / L'esprit de la ruche à Tesis.
Moon, de Duncan Jones
Histoire : Un cosmonaute vivant depuis plus de trois ans dans la station lunaire de Sélène, gère quotidiennement l'entretien des puits de forage de l'hélium 3, seule alternative pour répondre à la crise de l'énergie qui fait rage sur Terre. Loin de sa famille et à deux semaines de rentrer sur Terre, il va commencer à perdre les pédales.
Focus : Diffusé dans tous les festivals du monde, ce premier film réalisé par Duncan Jones, le fils de David Bowie, doit beaucoup à son accroche intrigante (Sam Rockwell, seul sur la lune, pendant près d'une heure trente). Si on devait le résumer, ce serait une idée de cinéma pour Tarkovski mais réalisée par James Mangold. Le grand favori.
Possessed, de Lee Yong-Ju
Histoire : Hee-jin, une jeune étudiante, reçoit un appel de sa mère lui apprenant la disparition soudaine de sa soeur cadette So-jin. Un inspecteur se rend à leur domicile et conclut à une banale fugue. Mais Heejin est convaincue que la disparition de sa sœur est liée à la recrudescence des décès dans le quartier. Elle décide alors de mener sa propre enquête.
Focus : Avant de réaliser Possessed, Lee Yong-Ju fut assistant de Bong Joon-Ho sur Memories of Murder.
The Door, de Anno Saul
Histoire : David, un ancien peintre à succès, cherche un sens à sa vie après s'être rendu responsable de la mort de sa fille de sept ans. Cinq ans plus tard, il découvre une porte qui lui donne une seconde chance, celle de recommencer tout à zéro. Mais ce nouveau départ qui tient du miracle va se transformer en un cauchemar éveillé car dans le passé, les apparences sont trompeuses...
Focus : L'atout de The Door, c'est incontestablement son acteur principal, Mads Mikkelsen, révélation de la trilogie Pusher, de Nicolas Winding Refn, qui, depuis, connaît une carrière internationale. Reste à savoir si la simple présence d'un excellent acteur suffit à faire un excellent film.


