Eli Roth est un garçon qui a absolument tout pigé au cinéma d'horreur ! Sorti de l'écurie déjantée de Llyod Kaufman et ayant suivi des études de cinéma dans la tradition la plus élémentaire qui soit, le jeune homme envoie bouler un endoctrinement de yes men d'où seuls les vrais auteurs peuvent sauver leur peau, pour s'intéresser à un art qui a bercé sa jeunesse. Parce Roth veut rester indépendant, mais aussi parce qu'il veut également faire du genre dans la forme la plus crade qui soit, il parvint bon gré mal gré à défrayer la chronique avec son excellent
Cabin Fever, hommage aux vrais films d'horreurs représentatif d'une époque où ils étaient encore dignes d'avoir cette appellation. Avant
Scream si vous préférez. Son histoire de fièvre aphteuse sauvagement purulente ravit littéralement les fans du genre autant qu'il surprend, sidère ou repousse les non-initiés. Quel que soit le spectateur, son sentiment n'en restera pas mitigé.
Après la sortie tardive du film en France, et quelques longs mois sans nouvelles, Eli Roth lève enfin le voile sur son nouveau bébé,
Hostel, qui semble là encore sérieusement ravagé du bulbe : deux jeunes américains se payent un petit voyage initiatique à Prague pour s'offrir du bon temps en compagnie des call-girls locales. Manque de bol, les compères semblent avoir frappé à la porte du mauvais bordel à coté duquel l'auberge rouge fait office de parc d'attraction. Entre ce qui se passe dans la cave, dans les chambres voisines et dans les cuisines, si nos frêles yankees ne filent pas rapidement de là, ils serviront probablement d'amuse-gueules aux prochains clients.
En attendant des premières images, une bande annonce et l'annonce d'une sortie France, vous pouvez contempler ci-dessus l'affiche teaser de ce qui reste tout de même, un simple détail diront certains, une collaboration avec Quentin Tarantino. Une publicité déjà bien assurée de toute façon depuis le week-end dernier puisque l'avant première à Toronto s'est offerte deux malaises dans l'assistance. Quand on vous disais que ce garçon va tous nous tuer…