Par Didier Verdurand - publié le 25 septembre 2003 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h01 - 0 commentaire(s)
Petit compte-rendu de la conférence de presse d'Identity ayant eu lieu au Festival de Deauville en septembre dernier. Exercice peu passionnant, John Cusack et Amanda Peet s'y sont prête avec néanmoins une bonne humeur communicative.

Il est d’ailleurs amusant que la première question posée à deux des protagonistes du film, John Cusack et Amanda Peet, était en réalité destinée à James Mangold, qui brillait par son absence ! Voulant savoir si c’était un choix réfléchi d’enchaîner les références et les hommages, Amanda Peet répond à un journaliste qu’elle ne regarde pas les films à suspense, qu’elle n’a jamais vu Psychose, et que pour elle, c’était donc un traitement original ! John Cusack connaît quant à lui ses classiques, affirme qu’au bout de trente pages d’un scénario, il devine en général la fin, mais que là, il était pris par les rebondissements et ne cessait d’être étonné. La référence à Hitchcok est inévitable et il la trouve flatteuse la considérant comme absolue, mais il cite aussi Agatha Christie et les 10 petits nègres. Car oui, y a 10 personnages principaux en huis clos dans Identity !



Pendant que Cusack et Peet se taquinent dans une ambiance bon enfant, sans dissimuler leur complicité, les questions s’enchainent, sans réelle passion. On apprend que si le film manipule ses spectateurs, il n’en a pas été de même entre le réalisateur et ses acteurs sur le tournage, où James Mangold était à leur écoute. Pour un peu, on se croirait dans La petite maison dans la prairie, tant l’harmonie était au beau fixe !
Prenant Amanda Peet à rebrousse-poil, un journaliste lui demande si elle a quand meme vu Identity, dont le suspense est redoutablement efficace. Amusée, elle avoue qu’elle a bêtement eu peur, mais qu’elle se rassurait en se remémorrant des anecdotes de tournage, comme par exemple des parties de foot auxquelles participait John Cusack entre deux prises ! Personne n’a voulu savoir quel poste il occupait.
Assez rapidement, les journalistes sèchent et se retrouvent en panne de question. Inquiet, l’un d’entre eux se demande si la pluie artificielle était chauffée pour ne pas indisposer les comédiens, ce qui provoque quelques rires dans la salle. Rassurante, Amanda Peet précise que l’odeur dans les vieux studios de la MGM était parfois un peu trop forte, la pluie provoquant de désagréables moisissures. On est loin de la cure en thalasso.



Mais au fait, comment nos deux compères se sont-ils retrouvés dans ce projet ? John Cusack connaissant James Mangold, le role lui a été offert et il l’a accepté avec plaisir. Amanda Peet raconte que ce fut différent pour elle, "n’étant pas John Cusack". Elle a dû passer une audition, et raconte que c’est lors d’un trek au Vietnam qu’elle a appris par mail que John Cusack allait être son partenaire. En revanche, on n’a pas su le nom de l’éléphant qu’elle a du monter après pour fêter ça.

Finalement, les conférences de presse sont parfois plus utiles aux comédiens qu’aux journalistes, car John Cusack a appris qu’il existait une fin alternative en DVD. Ce qui l’a surpris à moitié, médisant à juste titre sur les studios qui sont prêts à faire n’importe quoi pour gagner des dollars. « Vous verrez, ils vendront au moins 20 000 exemplaires supplémentaires du DVD grâce à ce bonus ! »




Vos réactions


logAudience