Déjà qu'en simple "employé" dans
Le Transporteur, Jason Statham avait le don de faire comprendre rapidement qu'il ne fallait pas le contrarier, s'en prendre directement à sa propre vie dans son nouveau film s'apparenterait à jouer avec des incendies de forêt. C'est l'un des thèmes principaux – un peu mince, certes – de
Crank sorti ce week-end aux USA et qui parviendra sûrement à joindre les deux bouts pour ceux qui trouvaient que
Le Transporteur 2 était trop, et
Revolver pas assez.
Crank, c'est tout simplement l'histoire d'un ancien tueur à gage reconverti dans la vie de coton jusqu'au jour où de vieux ennemis décident de lui pourrir l'existence en lui administrant un poison qui le tuera dans l'heure après son réveil. Deux seules chances de survivre : trouver l'antidote ou rester constamment en extrême état de stress mû par l'adrénaline dont le facteur ralentit la substance parcourant son corps. Pas si con, Jason compte se servir de l'un pour trouver l'autre…
Un prétexte qui, en des mains scolaires, n'aurait fourni qu'un
Marche ou crève façon
actioner bidon, mais qui semble pourtant flirter ici avec la folie pure. Où comment la mise en scène complètement barrée d'un film peut suivre l'état de stress permanent de son personnage, soulignée par une ambiance 70's dans son design, dans ses grands angles au service d'une entreprise archi-speed, drôle et fournie en cascades démentes ne faisant qu'enrichir un peu plus notre capital sympathie pour un comédien, décidément pas comme les autres. En attendant une date de sortie française, nous vous invitons vivement à jeter un œil sur la bande annonce, ainsi que sur les vidéos proposées sur le site officiel…
Bande annonceSite officielSortie France : inconnueSortie USA : 1er Septembre 2006