Démarrage plutôt décevant ce mercredi pour le
King Kong de Peter Jackson. Frustrant pour deux raisons. La première, c’est que depuis le premier épisode du
Seigneur des anneaux le réalisateur Néo-zélandais a pour habitude de faire engranger les bénéfices sur simple présentation de son nom au générique. La seconde, c’est que la grosse machine bien huilée que représente le film a bénéficié d’un matraquage médiatique hors pair, faisant de
King Kong l’événement cinématographique majeur de cette fin d’année.
Alors évidemment les chiffres sont loin d’être catastrophiques, car durant son premier mercredi d’exploitation le macaque géant rafle 9.7 millions de dollars, soit le chiffre d’affaire d’un film de Uwe Boll en fin d’exercice. Mais la production est néanmoins déçue, se rappelant que le premier opus des aventures de Frodon avait quant à lui engrangé le double.
Ce chiffre moyen est-il à mettre en relation avec l’actuelle morosité du secteur ? Pas si sûr puisque
Harry Potter un mois auparavant a dès sa sortie engendré des résultats bien plus convaincants. Autre hypothèse, la durée du film (3h00), qui mécaniquement peut rebuter le spectateur lambda et surtout diminue le rapport séance/jour de moitié. Là encore, l’explication est à mettre entre parenthèses puisque les
Seigneur des anneaux accusaient tous des durées quasi-équivalentes sans que le facteur n’ait eu d’impact sur leurs succès respectifs.
N’enterrons pas
King Kong trop vite, car le week-end arrive et le film, qui risque de bénéficier d’un bon bouche à oreille, peut aisément se refaire une santé financière sur l’exercice de ces deux jours.
Pour le reste du monde
King Kong a rapporté 8 millions de dollars, là encore un chiffre en deçà des prévisions standards d’UIP. Mais Peter Jackson est un réalisateur avec beaucoup de réserves, comprenez un large public de fans et une très solide réputation. Rendez-vous donc lundi pour une lecture des chiffres du week-end, qui donneront une meilleure idée des tendances.