Si vous ne savez pas encore ce que vous voulez voir cette semaine au cinéma, nos rédacteurs vous donnent quelques conseils. C'est notre point critique.
AU CINEMA CETTE SEMAINE
| | Gilles Botineau | J.-B. Guégan | Anne-Lou Echevin | Romain Le Vern | Laurent Tity | Eric Vernay |
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| Fatal | ♥♥♥ |
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| L'illusionniste | ♥♥♥♥♥ |
| ♥♥ |
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| Eyes Of War | ♥♥♥♥ |
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| ♥ | ||
| Air Doll |
| ♥♥♥ | ♥♥ | ♥♥♥ | ♥ | |
| Les mains libres | ♥ | |||||
| Année Bissextile |
| ♥♥♥ | ♥♥♥ | ♥♥♥♥ | ♥♥ | ♥♥♥ |
LE FILM DE LA SEMAINE
L'ILLUSIONNISTE
Même si le souvenir laissé par Les Triplettes de Belleville paraît insoluble dans le temps, qu'il fait bon d'admirer la nouvelle oeuvre d'un cinéaste encore en devenir qui ne cesse pourtant d'imposer son talent. C'est le regard tourné vers le passé que Sylvain Chomet a ressorti les pinceaux, plongeant dans les archives du Centre National de la Cinématographie pour déterrer une pépite vieille de 50 ans : "Film Tati n°4". Un trésor gardé par la fille du mime Hulot, bien décidée à faire renaître l'artiste Tati grâce au savoir-faire de l'animateur. Au bout de quatre années de travail, L'Illusionniste émerveille. Et c'est beau comme un facteur, un jour de fête, qui nous fait rire aux éclats.
| FILM | ON AIME | ON N'AIME PAS | |
FATAL |
A l'instar d'Eric et Ramzy (que l'on a en partie redécouvert avec leur Seuls Two, après une série de navets), Michaël Youn reprend donc sa carrière en main (au sens propre du terme), comme s'il ne s'était jamais remis de ses précédents bides (Incontrolable, Coursier, et dans une moindre mesure Iznogoud). Fatal apparaît donc aujourd'hui comme le film de la résurrection. A la fois scénariste, acteur mais également réalisateur, Michaël Youn s'y lâche littéralement et crée un univers aussi décalé, si ce n'est plus, que son personnage.
| Bien sûr, l'ensemble a ses défauts, et l'auteur, en voulant trop en faire, perd parfois le fil de "ses histoires". Car d'un point de vue scénaristique, Fatal ne manque pas de matière. Cela peut surprendre, mais il y en aurait presque trop. | ![]() |
| L'AGENCE TOUS RISQUES |
Fidèle à ses principes, Joe Carnahan fait littéralement tout péter, depuis la scène d'intro en territoire mexicain jusqu'au final détonant, on en prend plein les mirettes. Poursuites en avion, tôles froissées, explosions, tank qui plane, on ressent le même plaisir qu'il y a 20 ans à regarder les véhicules s'envoler dans les airs. Et si à l'époque nous avions des fusillades sans une seule effusion de sang, ici c'est nettement plus violent.
| Malgré quelques longueurs, et conscient qu'il n'adapte pas une série réputée pour la subtilité de ses scénarios (le canevas d'un épisode restant sensiblement le même tout au long des saisons), Carnahan met l'accent sur le fun tout en restant respectueux du matériau original. | ![]() |
EYES OF WAR
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Si le sujet n'est pas nouveau, on sait gré à Tanovic d'avoir su éviter deux écueils redoutables : la surenchère pyrotechnique - le style et le filmage étant particulièrement sobres, bien plus que dans Brothers dans un genre voisin - et surtout le terrorisme lacrymal. | Ceux qui avaient encore le souvenir ému de No Man's Land ne pourront s'empêcher de reprocher le ton monocorde, moins percutant, loin du mélange audacieux de légèreté et de gravité. En creusant le même sillon, Tanovic n'échappe pas à la comparaison et reste prisonnier de son premier film, tellement puissant qu'il n'arrivera sans doute jamais à le surpasser. | ![]() |
AIR DOLL |
Son point fort, c'est l'originalité de son postulat qui, s'il a déjà été exploité au cinéma, bénéficie d'un traitement pertinent - la poupée gonflable n'étant qu'un prétexte pour parler d'autres sujets. Astucieusement, le cinéaste exploite cet argument fantastique en transformant la dérive potache attendue en une quête intiatique sur l'identité et la mémoire. |
S'il a tendance à se répéter dans la dernière partie, Kore-Eda répond à des questions métaphysiques par des visions surréalistes (le corps de la poupée qui se dégonfle suite à une blessure et se regonfle en se faisant souffler dans la valve qui lui pointe au nombril et lui sert de point G) et une bonne dose de licence poétique. A aucun moment, il ignore l'origine et l'utilité de la poupée gonflable manufacturée pour donner du plaisir à des hommes sexuellement frustrés et transforme son héroïne en Amélie Poulain au bordel qui traverse le monde comme dans une fugue insouciante. | ![]() |
ANNEE BISSEXTILE |
On pense au nouveau cinéma Mexicain représenté par quelques adeptes du jeu profane avec le sacré comme Carlos Reygadas (Bataille dans le ciel), Pedro Aguilera (La Influencia) et Amat Escalante (Los Bastardos). Il faudra désormais compter avec Michael Rowe, aussi radical et doué.
| Quelques scènes un peu dérangeantes et sexuellement explicites. Attention les yeux... | ![]() |
Gilles Botineau | Jean-B. Guégan | A-Lou Echevin | Romain Le Vern | Laurent Tity | Eric Vernay | |
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| Hatchi | ♥ |
| Χ |
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| The World Is Big | ♥♥ | ♥ | ||||
| Summer Wars | ♥♥♥ | ♥♥♥ | ||||
| When You're Strange |
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♥♥ |
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| The Crazies | ♥♥ | Χ | ♥♥ | |||
| Les meilleurs amis du monde | ♥♥♥♥ | ♥ | ♥♥ | |||
| Sex And The City 2 | ♥♥♥ | |||||
| La tête en friche | ♥♥♥ | |||||
| Rabia | ♥♥ | ♥♥♥ | ||||
| Sweet Valentine | ♥♥♥♥ | ♥ | ||||
| Prince of Persia: les sables du temps | ♥ | Χ | ♥♥ | ♥ | ♥♥ |
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♥ | ♥♥ |
| ♥ | ♥♥♥♥♥ | ||
♥♥ |
| ♥♥ | ♥ |
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| Copie Conforme | ♥♥♥ | ♥♥♥♥ |
| Χ | ♥♥♥♥♥ | |
| Film socialisme | ♥♥♥ | ♥♥ | ||||
| My name is Khan |
| ♥♥♥♥ |
| ♥♥ |
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| Freddy, les griffes de la nuit | ♥ | ♥ | Χ | ♥ | ||
| Crazy Night | ♥♥♥ |
| ♥♥♥ | |||
| Robin des bois | ♥♥ | ♥♥ | ♥♥♥ | ♥♥ | ♥♥♥ | |
| L'élite de Brooklyn | ♥♥♥ | ♥♥♥ | ♥♥♥ | ♥♥♥ | ♥♥♥ |
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♥ | ♥ | ♥♥ | ♥ | ♥♥♥ |
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♥♥ | ♥♥ | Χ | ♥ | ♥ | ♥ | |
| Iron Man 2 | ♥ | ♥♥ | ♥♥♥ | Χ | ||
| Kick-Ass | ♥♥♥♥♥ | ♥ | ♥♥♥♥ | ♥♥ | ♥♥♥♥ | |
| Camping 2 | ♥♥ | ♥ | Χ |

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