Par La REDACTION - publié le 06 février 2012 à 00h01 , MAJ le 06 février 2012 à 08h00 - 0 commentaire(s)
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Dans La Taupe, le réalisateur suédois Tomas Alfredson confirme tous les espoirs placés en lui. A force de glaner des récompenses dans les festivals du monde entier, il a eu les coudées franches et pouvait, parmi toutes les options envisageables, devenir un faiseur aux Etats-Unis comme la plupart des européens ayant cédé aux sirènes de Hollywood. Ce serait mal connaître cet auteur qui n'est pas un débutant. Tel un chirurgien virtuose, Alfredson a préféré pratiquer la même opération que sur son précédent long métrage: dépoussiérer un genre (ici, le thriller d'espionnage) et le développer sur un mode anti-spectaculaire avec une volonté de complexifier des archétypes et de sonder le feu sous la glace. Le changement de registre aurait été radical si les espions ne paraissaient au moins aussi livides que les vampires. Retour sur son cinéma en quelques points - essentiels.