Ils se connaissent par coeur et se donnent de nouveau la réplique dans Le Chat Potté. Salma Hayek et Antonio Banderas, toutes griffes dehors.

Par - publié le 30 novembre 2011 à 00h00
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Déjà associés dans Desperado, Desperado 2 - Il était une fois au Mexique et Mission 3D: Spy Kids 3, Salma Hayek et Antonio Banderas se retrouvent à l'occasion du Chat Potté, nouveau film d'animation des studios Dreamworks. Dans les rôles respectifs de Kitty Pattes de velours et du Chat Potté, les deux acteurs incarnent les félins aventuriers à la perfection. Ils nous parlent de 3D, de musique et de ce qu'ils aiment chez les deux matous.

 

Propos recueillis et traduits par Nicolas SCHIAVI

 

Le Chat potté de Chris Miller

Vous avez tous deux réalisé des films pour Hollywood. En tant que cinéastes, que pensez-vous de la 3D ?

Antonio Banderas) L'histoire du cinéma a toujours été traversée par ce type de changements. Il y a eu des plaintes lorsque le parlant est arrivé. Il y a eu ensuite la couleur et le technicolor. Aujourd'hui, nous avons la 3D. Nous ne savons pas encore jusqu'où cela va aller. Mais j'aimerai clarifier un peu les choses. En Espagne, je produis des films d'animation avec ma société de production. Quand nous avons décidé de créer notre propre logiciel de 3D, nos animateurs ont commencé à se plaindre en se disant qu'ils seraient obligés de jeter des objets au premier plan pour effrayer le public. Lorsque j'ai visité le studio et que je leur ai parlé, j'ai vu qu'ils avaient découvert comment ce servir de cet outil en créant un langage avec lui. Cela prend du temps à développer mais ça a plus de sens quand vous faites un film épique. Un long-métrage intimiste avec trois personnes dans un appartement est peut-être moins en demande de cette technologie, bien que je ne sache pas jusqu'où cela peut aller. Certains disent que la 3D va mourir bientôt. Je ne sais pas. C'est un mystère.

 

Salma Hayek) Je trouve cela fantastique mais comme l'a dit Antonio, tout dépend du film. La techonologe offre plus de possibilités aux réalisateurs pour créer une vision précise. D'un autre côté, je n'aime pas la haute définition.

 

AB) C'est parce que tu n'aimes pas voir le grain de ta peau si bien défini ! Et si le maquillage était raté ?! (Rires)

 

SH) Non, ce n'est pas juste pour ça ! C'est presque trop envahissant. J'aime la sensation du romantisme de la texture du film. C'est une histoire de goût. Je n'aime pas cela mais je trouve fantastique que cela existe. Lorsque j'ai vu Avatar, j'ai été séduite par l'idée que la technologie venait en renfort de la vision d'un réalisateur. Je n'aime pas vraiment la 3D mais je l'ai adoré dans ce film. C'était une nouvelle expérience. C'est aussi le cas dans Le Chat Potté. La 3D vient renforcer l'aspect western du film.

Le Chat potté de Chris Miller

Antonio, vous êtes également très doué pour le chant. Salma, vous avez aussi chanté pour certains de vos films. Est-ce que cela a une utilité particulière lorsqu'on est acteur de doublage ? Tout est une question de rythme...

 

AB) Je n'avais jamais pensé à ça. Peut-être que faire des voix à quelque chose à voir avec le rythme. C'est possible. Ce que j'essaye de faire, c'est de donner au personnage de la personnalité. Il doit y avoir quelque chose dans mon subconscient qui m'amène à mieux jouer grâce à la musique. La première chose à laquelle nous avons pensé à propos du Chat Potté, c'est qu'il devait avoir une voix plus grosse que ce que laissait penser son corps. Ce n'est pas mon idée. Je ne peux pas être certain qu'être un musicien m'aide dans ce contexte. Mais il est sûr qu'être un mélomane est un apport. J'aime la musique, j'en ai besoin. Tout comme le besoin de se nourrir.

 

SH) C'est une très bonne question et je pense que vous avez absolument raison. Spécialement en comédie. La question du rythme est primordiale. Tout le monde parle beaucoup de l'alchimie entre Antonio et moi. Nous comprenons simplement tous les deux le rythme d'une oeuvre. Nous allons à la même vitesse.

 

Qu'aimez-vous le plus à propos de vos personnages ?

SH) C'est une femme indépendante. C'est important pour les petites filles qui iront voir le film. Elle n'est pas en train d'attendre qu'un prince la sauve. Elle est forte et fait sa loi.

 

AB) Et j'aime que mon personnage accepte cela... Il n'est pas complètement macho. Il aime cette femme qui a un esprit libre. Ce que j'adore surtout chez lui, c'est qu'il est heureux. Il a confiance en lui et il aime la vie. C'est magnifique.


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