De temps à autre, une idée surgit des brainstormings intensifs des rédactions croisées de Dvdrama et d’Excessif : il s’agit d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire qui aura lieu le jeudi et qui permettra à nos lecteurs de réagir à chaud sur les films sortis durant la semaine.
Le jour d’après permettra ainsi d’avoir un panorama d’avis divers sur l’actualité cinéma brûlante et sera intégralement rédigé par nos lecteurs excessifs. Pour participer, il suffit d’aller voir un film le jour de sa sortie et d'envoyer un mail à
laurent.tity@dvdrama.com ou de poster simplement son avis chiffré sur les forums des critiques cinéma. On attend avec impatience vos écrits à partir de mercredi prochain.

I’M NOT THEREjp33Neuf ans après son réussi
Velvet Goldmine, fausse bio-pic sur David Bowie, Todd Haynes nous refait le coup du film hommage. Il fait jouer Bob Dylan à six acteurs. Six facettes d’un personnage ambigu et changeant. Alors faire jouer le même personnage à plusieurs acteurs n’est pas vraiment une nouveauté, Buñuel le faisait déjà dans le temps avec
Cet obscur objet du désir, et plus récemment Todd Solondz avec son inégal
Palindromes. Procédé qui veut dire beaucoup de choses mais qui, si il est réduit à sa seule utilisation peut s’avérer rapidement fatigant. Donc revenons à nos moutons, six Bob Dylan pour le prix d’un pourquoi pas ? En refaisant le coup du scénario puzzle, Haynes perd réellement le spectateur là où il y a dix ans, s’en tenant à un seul personnage/acteur, il touchait au juste et à l’universel. Il ne fait que rendre plus opaque la personnalité et la vie de Dylan. Long, très long même, je ne suis jamais rentré dedans car je n’ai pas compris l’intérêt du truc. La B-O est évidemment sublime, les acteurs parfaits (Cate Blanchett, Christian Bale, Heath Ledger, Ben Whishaw, Richard Gere, Marcus Carl Franklin) mais jamais le film emballe. Trop surfait, dans la représentation permanente de son procédé, il ne fait sourire qu’à un moment où Haynes utilise la partition magnifique de Nino Rota, créée pour le Casanova de Fellini, lorsqu’il montre Dylan poursuivant une jeune femme. Séquence assez mignonne. Sinon I’m not there reste une grande déception.
Note : 1/10