De temps à autre, une idée surgit des brainstormings intensifs des rédactions croisées de Dvdrama et d’Excessif : il s’agit d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire qui aura lieu le jeudi et qui permettra à nos lecteurs de réagir à chaud sur les films sortis durant la semaine.
Le jour d’après permettra ainsi d’avoir un panorama d’avis divers sur l’actualité cinéma brûlante et sera intégralement rédigé par nos lecteurs excessifs. Pour participer, il suffit d’aller voir un film le jour de sa sortie et d'envoyer un mail à
laurent.tity@dvdrama.com ou de poster simplement son avis chiffré sur les forums des critiques cinéma. On attend avec impatience vos écrits à partir de mercredi prochain.
SPIDER-MAN 3Lionel DumasMardi 1er mai, 11h. Entrée dans une salle bondée (surtout d'enfants d'ailleurs) et chauffée à blanc par les bandes annonces de
Pirates des Caraïbes - Jusqu'au bout du monde, Die Hard 4 - Retour en enfer, Harry Potter et l'ordre du Phoenix et
Transformers.
11h15, Le générique de
Spider-man 3 débute : générique magnifique (une fois de plus) avec un rapide résumé des deux épisodes précédents. On est en terrain connu, tout est là : le thème de Elfman, le regard envoûtant de MJ, Spidey, jusqu'au moment où l'image s'assombrit avec un changement profond de musique, plus sombre (Christopher Young a remplacé Danny Elfman) et les prémices du symbiote s'affichent sur l'écran au milieu des images de
Spider-man 2... Le film débute là où le second avait terminé : Parker est toujours photographe pour le Daily Buggle, MJ commence à chanter à Broadway, Harry déteste toujours Spider-man et donc Peter. A peine quelques minutes d'introduction où Peter décide qu'il va demander la main de MJ, le symbiote atterit en secret et boum, le Super Bouffon arrive : combat démentiel, une petite référence au Seigneur des anneaux, un choc de titans. Le rythme est puissant, rapide, les zig zag entre les immeubles sont ebourrifants : le
ton est donné.

Ensuite, présentation de Flint : un déténu échappé qui veut revoir sa fille malade, mais qui, suite à une poursuite avec la police, devient accidentellement l'Homme de Sable. C'est LE point fort du film. Les scènes avec l'homme de sable (démoleculairisation, puis réveil) sont hallucinantes de réalisme et de beauté (le réveil et les premiers "pas" de l'homme de sable sont réellement émouvants). Ces images pourraient d'ailleurs à elles seules justifier un petit avertissement pour les plus jeunes... Ce qui caractérise cet épisode, c'est la noirceur (relative) du propos et l'amour de Peter et MJ s'en trouve légèrement plus ombrageux : Peter veut demander la main à MJ
(très bonne scène comique entre Peter et le serveur italien - Bruce Campbell) mais il n'est pas capable d'être à l'écoute de la femme de sa vie (surtout après sa rencontre avec la troublante Gwen Stacy...) Rien ne va plus entre eux et la demande est ajournée. Si l'on ajoute à ça la découverte que fait Peter (Flint est le vrai tueur de son oncle) et la séparation prononcée par MJ : Peter n'en peut plus ! Le tournant du film est ici : Peter découvre que le costume noir de Spider-man (en fait le symbiote) le délivre de ses inhibitions naturelles. Il devient un nouveau Peter/Spidey, plus direct, plus terrible, sans compromis. En alternant scène comique (Peter déambulant dans les rues en Travolta survolté) et scènes plus violentes (Spiderman exterminant Flint/Sable sans aucune once de remord, blessant MJ, humiliant Eddie Brocke), Sam Raimi pose ici la question de l'identité même du superhéros : pourquoi être gentil et juste alors que ses pouvoirs lui permettent de mettre le monde à ses pieds ?
Peut-être est-ce par là que pêche un peu le film : un peu de lenteur et de
tâtonnement dans ces parties dites "psychologiques" (les enfants dans le ciné
commencent d'ailleurs à s'agiter autour de nous) et le rythme s'en ressent.
Heureusement, Peter Parker retrouve vite le droit chemin : il éjecte le symbiote qui prend possession de Eddie Brocke pour devenir Venom !

Spider-man doit maintenant affronter Venom et l'Homme de Sable finalement reconstitué dans une scène d'anthologie : les combats sont vraiment violents et font passer le Docteur Octopuss pour une danseuse. Venom est hyper réussi (tout de même en dessous de l'Homme de Sable) mais on regrette une arrivée un peu tardive et donc un départ trop précipité (un combat et pouf) La toute fin du film pose un morale un peu douteuse : pardon de l'homme qui tue pour
sauver sa fille, excuse de Spider-man parce que lui aussi a fait des mauvaises
choses...On ne comprend pas trop le discours de Raimi qui semble à la fois justifier l'autodéfense et condamner la peine de mort.
En résumé,
Spider-man 3 donne le vertige par son brio technique et par des personnages de méchants hallucinants (palme à l'homme de sable) mais
malheureusement, on trouve le temps un peu long (pas ennuyeux) entre les scènes
énormes. Sam Raimi a voulu développer encore la psychologie de sa galerie de
personnages, comme il l'avait fait dans le deuxième, mais cette fois, il s'est
tournée vers une psychologie à l'américaine pleine de poncifs et d'images d'Epinal (petite fille malade, regret de l'être disparu, le pardon chrétien (crétin ?) en toutes circonstances) Il est un peu dommage de n'avoir vu Venom que pendant une vingtaine de minutes (sur 140). Le "style" Spider-man avait été mieux représenté dans le 2 : de l'action, de l'humour et une psychologie réelle mais tout sauf "gnan-gnan". Le 3 pêche un peu par l'accumulation de justifications pseudo-psychologiques taillées pour les américains : bondieuseries et puritanisme. Que personne ne se fourvoie tout de même,
Spider-man 3 est un excellent film de superhéros, magnifiquement réalisé, dense en rebondissements et en grosses scènes. Juste un peu niais des fois. Le meilleur reste le 2 pour l'instant. Peut-être un 4 pour remonter la barre ? Avec Carnage peut-être ?
A suivre...
Foucault LepoutreSpider-Man 3 est sûrement le film le plus attendu de l'année. Une fois de plus, Sam Raimi ne déçoit pas et signe ici le meilleur opus de la trilogie. Tout d'abord, il faut bien dire que le film est vraiment magnifique visuellement. Les effets spéciaux sont tout simplement formidables. Une des plus belles scènes du film n'est autre que la transformation de Flint Marko en homme de sable. Cette scène est de toute beauté tout comme la transformation d'Eddie Brock en Venom. En parlant de transformation,
Spider-Man 3 traite ici du côté obscur de l'araignée. Avec ce scénario, Sam Raimi enchante tout le monde et on s'étonne de voir que finalement le grand méchant de ce film n'est autre que le héros. Cette idée scénaristique permet ainsi de créer certaines scènes qui resteront gravées dans la trilogie (les 2 scènes où Peter Parker danse sont hilarantes). Son côté noir est presque plus intéressant que son côté héroique. De plus, l'avalanche de méchants (Harry Osborn, Venom, L'homme sable) permet la mise en place de scènes de combats d'anthologie : la première scène est vraiment très prenante mais c'est surtout la scène finale qui est la plus impressionante. Elle dure 20 minutes et ce n'est que du bonheur. Ce combat avec les 5 protagonistes importants est vraiment impressionant.

Ce qui est original dans cet épisode, contrairement aux précédents, est que l'humour a une place principale. Les scènes avec Jameson sont très drôles tout comme certaines scènes avec Tobey Maguire (la scène du restaurant français est culte). Enfin, concernant l'interprétation, Tobey Maguire est toujours aussi bon et on imagine mal une suite se faire sans lui tout comme Kirsten Dunst. Topher Grace semble aimer être méchant et James Franco est excellent. Quelques regrets quand même. On ne voit pas assez Venom et une scène de patriotisme en trop (le drapeau américain). Ainsi,
Spider-Man 3 se révèle être le meilleur épisode de la trilogie. Sam Raimi conclut en beauté cette trilogie. Vivement la suite !
La Critique Portrait : Sam Raimi Portrait : Kirsten Dunst Portrait : Tobey Maguire Interview : Avi Arad Interview : Les méchants prennent la parole
PUR WEEK-END
Steidel
C'est l'histoire de copains d'enfance qui décident de partir ensemble en week-end. Et ce week-end, qui devait être un week-end de détente, devient un week-end infernal... Je ne vous en dirai pas plus, mais, sachez que, pour un film français, ce film est aussi bien qu'un film américain ; il y a du suspense, des courses poursuites, mais aussi du rire , de l'émotion, et une formidable dose d'humour. Tous les comédiens sont super. Bref, une belle histoire d'amitié. J'ai adoré.
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