Qu'on se le dise : l'un des plus beaux films de l'année sortira le 1er Novembre prochain au cinéma. Après notre critique en direct de Cannes en Mai dernier, et après l'ouverture du
site officiel il y a quelques jours, c'est au tour d'une nouvelle affiche teaser française du film de se dévoiler (exclusivement sur cette page).
Féérique, celle-ci prend à contre-pied les affiches américaines se contentant de montrer les monstres du film. Et à raison, puisque
Le Labyrinthe de Pan de Guillermo Del Toro est avant tout une histoire profondément émouvante baignée dans un monde imaginaire et parfois cauchemardesque.
L'histoire : Espagne, 1944. La guerre civile est finie depuis 5 ans. Carmen, récemment remariée, s’installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l’armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique, va lui révéler qu’elle n’est autre que la princesse disparue d’un royaume enchanté. Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l’a préparée à affronter…

dépasse la première de ses promesses. Nous espérions un festin visuel ; nous voici à déguster une succession ininterrompue de toiles en mouvement. Passée une ouverture à survoler un royaume féérique, le film débute réellement lorsque des voitures de luxe traversent une forêt, et s'arrêtent pour nous présenter leurs occupants. La caméra mobile de Guillermo Navarro, avec sa façon de systématiquement fermer le cadre par des accessoires au premier plan (phare de voiture, branche d'arbre) nous renvoie immédiatement à
. Les violents contrastes de couleur (costumes d'officiers, voitures noires, forêt vert foncé et héroïne immaculée) sont dans la droite lignée d'Hellboy. Et à cela s'ajoute un usage, nouveau chez ce metteur en scène, de la lumière qui sépare avec délicatesse les zones claires et obscures, loin du caractère enflammé des films précédents, comme si la passionaria avait cédé sa place à une vraie mélancolie. Visuellement donc,
est le plus beau film à nous être parvenu cette année (pour le moment), offrant à certaines occasions (l'entrée dans l'arbre mort) une grâce du mouvement qu'on atteint généralement que dans le cinéma d'animation.