Petit tour d'horizon de ce qu'il vous attend au cinéma en septembre : Warrior, Restless, Présumé Coupable, Habemus Papam, Carré Blanc, Putty Hill...

Par La REDACTION - publié le 17 août 2011 à 17h00 ,
MAJ le 17 août 2011 à 18h40 - 0 commentaire(s)
Restless de Gus Van Sant

RESTLESS ♥♥♥♥

LE FILM DU MOIS

 

Avec Restless, Gus Van Sant joue la carte du mélodrame fantastique en délaissant le registre expérimental et ésotérique de la trilogie Elephant-Gerry-Last Days pour rejoindre la veine plus mainstream de Will Hunting et de A la rencontre de Forrester. C'est autant un film sur l'adolescence néoromantique qu'un film de fantômes avec un ange blond éthéré (Henry Hopper, fils de Dennis) qui vit dans sa bulle de spleen avec un double imaginaire comme compagnon de route et une fille malade (Mia Wasikowska) qui souhaite connaître l'amour une première - et dernière - fois. Ensemble, ils errent dans les cimetières et arpentent les cérémonies funèbres pour expier un mal-être indicible (il a perdu ses parents dans un accident de voiture, elle est atteinte d'un cancer en phase terminale). En substance, le récit soutient la nécessité de se confronter au réel et l'hypothèse que l'amour rédempteur peut naître même - et surtout - lorsqu'il semble condamné à l'avance. On peut considérer ça comme une forme d'optimisme et d'espoir qui s'exprime en réaction au cynisme ou au nihilisme.

 

 

Warrior de Gavin O' Connor

WARRIOR ♥♥♥♥

LA DECOUVERTE DU MOIS

 

Il est vrai que les sports de combat et le cinéma font bon ménage depuis longtemps. Vrai aussi que ce sport sert souvent de prétexte. De la même façon que Fighter, le combat dans Warrior se situe ailleurs que sur le ring. Puisqu'il se trouve dans une relation familiale complexe. C'est, comme on appelle cela aux Etats-Unis, de la psychologie sur un mode spectaculaire. Le film s'achève sur le plus grand tournoi de MMA (Mixed Martial Arts) avec 5 millions de dollars promis au vainqueur. Et cette conclusion ébouriffante ne serait pas crédible sans les acteurs. Sans sombrer dans la performance (malgré les exploits athlétiques), Joel Edgerton et Tom Hardy incarnent à merveille cet état de surpuissance virtuose et le résultat multiplie les efforts pour rendre dynamique chaque séquence sans tomber dans une surenchère d'effets. Ce qui rend les scènes intenses réellement et compense aisément une trame un peu trop classique. Warrior pourrait bien être la preuve qu'on peut faire un cinéma simple et pourtant terrassant.

 

 

 

Gilles

Botineau

Olivier

Corriez 

Anne-L

Echevin 

Romain

Le Vern 

Nicolas

Schiavi 

Julien

Munoz 

Maxime

Claudel 

M/

 
 
L'ange du mal

 

 

 

♥♥♥

 

1,6

Habemus Papam 

♥♥♥♥

 

 

♥♥♥

 

 

♥♥♥

3,3

Carré Blanc

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♥♥

 

 

 

2

Votre majesté 

 

 

 

 

 

1

Presumé Coupable

♥♥♥♥

♥♥♥♥ 

♥♥♥

♥♥♥

 

 

 

3,5

La planque

Χ

 

Χ

 

 

 

 

Le monde de Barney

♥♥♥

 

 

 

♥♥♥

 

 

Putty Hill

 

 

 

♥♥♥♥

♥♥

 

 

Warrior

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♥♥♥♥

♥♥♥♥

3,6

La fée 

♥♥♥

 

 

♥♥

 

 

 

2,5

Un tigre parmi les tigres

 

 

 

 

♥♥

♥♥♥

 

2,5

L'apollonide 

 

 

♥♥♥

♥♥♥

 

Χ

1,7

Restless

 

 

♥♥♥♥

♥♥♥

♥♥♥

 

♥♥♥♥♥

3,7

Attenberg

 

 

Χ

 

 

0,6

True Legend

♥♥

 

 

♥♥

 

♥♥♥

 

2,3

We need to talk about Kevin 

♥♥♥

 

♥♥♥

♥♥

 

♥♥♥

2,4

 

LES PERFS DU MOIS

 

Bronson, Tom Hardy

 

IL VA VOUS IMPRESSIONNER... TOM HARDY DANS "WARRIOR"

Warrior était un de ces projets qui laisse rêveur... D'un côté, Tom Hardy, l'acteur qui monte, choisi par Christopher Nolan pour incarner le grand méchant de The Dark Knight Rises. De l'autre, Joel Edgerton, qui enchaîne les projets et sera peut être le futur Jason Bourne. Au centre, un ring, théâtre d'un affrontement entre deux frères, où tous les coups sont permis. L'un se bat pour son honneur. L'autre pour sa famille. Tom éclate tout pour son passage et provoque une métamorphose physique encore plus hallucinante que dans Bronson. Qui dit mieux ?

 

tilda_swinton_63

 

ELLE VA VOUS IMPRESSIONNER... TILDA SWINTON DANS "WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN"

 

Le visage diaphane, la peau d'une pâleur de porcelaine et la chevelure rousse, le regard énigmatique, soit très sombre, soit très clair, la voix douce, cristalline, Tilda Swinton est de ces comédiennes qui impriment le regard, sans forcément imposer leur nom d'entrée. On se souvient de sa beauté étrange, sa présence unique qui confère à ses personnages une profondeur mystérieuse. Elle est une égérie polymorphe, capable d'épouser les univers les plus intransigeants et avant-gardistes (sa longue collaboration avec Derek Jarman qui la révêla au cinéma) et prêtant son aura à des plus grosses productions (Le Monde de Narnia, la Plage ou Michael Clayton). Sa prestance unique inspire toujours les cinéastes indépendants (les Frères Coen, Jim Jarmush). Elle a quelque chose d'une muse au sens classique du terme. Elle fut longtemps abonnée aux seconds rôles qui tiraient partie de sa capacité à dégager une grande intensité, à se transformer, à être là où on ne l'attend pas. Au dernier festival de Cannes, sa performance dans We need to talk about Kevin a fait parler d'elle. Dommage qu'elle n'ait rien reçu au palmarès.


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