Pour ce nouveau coffret, l’éditeur se fend d’un nouveau DVD pour de tout nouveaux bonus. On retrouvera toutefois l’ancien DVD comprenant tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur cette saga de légende.
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Dans les coulisses
Vu de l’intérieur (1h10mn30 – vost) : Sans conteste le module le plus passionnant de ce premier disque, nous revenons ici sur la construction des trois volets de la saga et si vous n’avez pas eu le courage de vous plonger dans les trois commentaires audio (NDLR : honte à vous), vous trouverez ici tout ce qu’il faut savoir sur la mise en chantier et le tournage de la série. On y revient bien évidemment sur la force de conviction de Coppola pour imposer un casting qui était loin de séduire les studios (on découvrira même des extraits des auditions des comédiens). On assiste également à des répétitions entre Duvall, Caan et Pacino et à la grande complicité qui existait dès les premières répliques. Il est d’ailleurs amusant de voir De Niro auditionner pour le rôle de Sonny ou encore Martin Sheen pour celui de Michael Corleone. Nous faisons ainsi le tour des trois films par le biais d’interviews, d’images d’archives et si certains propos pourront paraitre un rien redondant à ceux qui se seront plonger dans les commentaires, l’ensemble passionne d’un bout à l’autre.
Lieux de tournage (6mn57 – vost) : Le chef décorateur, Dean Tavoularis revient sur les décors naturels utilisés à New York et souligne leur importance dans la crédibilité du film. On aurait aim&é que ce dernier s’attarde un peu plus sur certains décors afin de pouvoir faire preuve d’un peu plus de pertinence.
Le carnet de Francis Ford Coppola (9mn49 – vost) : Ici, Coppola prend la parole pour mieux nous expliquer sa méthode de travail et sa « source » qu’est le roman. Un recueil qu’il reconnait avoir compulser bien plus souvent que son propre scénario.
La musique du parrain (8mn35 – vost) : Divisé en deux rubriques (Nino Rota et Carmine Coppola), ce module nous propose une discussion enregistrée entre Nino Rota et Coppola, l’un s’exécutant devant les indications de l’autre, et sur les relations du réalisateur avec son père.
Francis Ford Coppola et Mario Puzo à l’écriture (7mn48 – vost) : Il est ici question de l’étroite relation entre les deux hommes et même si de nombreuses informations font doublons avec ce que nous avons déjà pu entendre, on nous y livre quelques anecdotes quant à la parution du livre, la présence du nom de Puzo sur l’affiche et le travail d’écriture entre les deux hommes.
Gordon Willis à l’image (3mn37 – vost) : L’aspect sombre et jaune de la photo y est abordé comme une marque de fabrique de Willis, roi de la sous-exposition. Malheureusement, un module trop court et qui, compte tenu de l’importance de la photo dans le film, aurait mérité d’être bien plus développé.
On trouvera ensuite deux modules présentant des montages de storyboards pour le Parrain 2 et le Parrain 3.
Cette première rubrique se clôt sur Les coulisses du Parrain 1971 (8mn35 – vost), petit module sans grand intérêt où l’on revient sommairement entre autre sur le tournage de la scène du mariage.
On trouvera enfin les filmos de Francis Ford Coppola, Mario Puzo, Gordon Willis (directeur de la photo), Dean Tavoularis (chef décorateur), Nino Rota (compositeur) et Carmine Coppola (musique additionnelle), L’arbre généalogique de la famille Corleone afin de mieux comprendre les liens de parenté entre les différents membres de la grande famille, 5 galeries (Bandes annonces, Photos, Récompenses, crédits du DVD et Mafieux de la saga), et enfin, les scènes supplémentaires, présentées par ordre chronologique. Si certaines ne font pas preuve d’un grand intérêt, il est passionnant de voir tout ce qui fut tourné par Coppola et supprimé essentiellement pour une question de rythme.
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Qu’en est-il ce ces nouveaux bonus ?
L’univers du Parrain (10mn32 – vost) : Ce module revient sur l’importance de la Trilogie sur le monde du cinéma mais également sur celui de la télévision. Des grands noms de ces deux univers abordent donc le film en ne tarissant pas d’éloge sur l’œuvre immense de Coppola. Un petit tour d’horizon de cet impact phénoménal (parodie, répliques réutilisées…).
Le chef d’œuvre qui a failli ne pas être (28mn35 – vost) : La fin des années 60 et le début des années 70 marquait une période noire dans le cinéma Hollywoodien. On croyait même qu’il allait définitivement s’éteindre pour faire place à la télévision. Malgré le succès immédiat du livre, Paramount ne voulait toujours pas du film ni le réaliser. Il est d’ailleurs amusant de voir que même Coppola n’en voulait pas. Et c’est pour faire face à une grosse crise au sein de Zoetrope (et sous la pression de ses collaborateurs) que le réalisateur se lança dans l’aventure, à ses conditions. Malheureusement, les studios ne l’entendaient pas de cette oreilles et Coppola du faire face à de nombreux écueils qui faillir couter la vie au film (distribution refusée, tentative de faire tourner le film dans les années 70 pour des économies de budget…). Mais c’était sans compter la force de persuasion du réalisateur. On revient certes sur de nombreux points abordés sur le premier DVD, mais bien mieux structuré, ce module passionne d’un bout à l’autre.
Restauration : révéler le Parrain (19mn07 – vost) : En raison du succès du film, un nombre énorme de copies furent tirées d’après le négatif original qui finit par être détruit. Suite à l’achat de Dreamworks par Paramount, Coppola fit appel à son ami de toujours, Steven Spielberg, pour lui demander de l’aider à faire pression aurait des dirigeants du Studio pour redonner un coup de jeune aux deux premiers volets de la saga, ce qui fut, selon les dire de Spielberg, accepté sans sourciller. Et le travail de recherche des meilleurs matériaux pu commencer. Avec la plus grande attention, on a cherché à rester le plus fidèle possible aux volontés de Gordon Willis et à celle de Coppola afin de rendre au film tout son aspect sombre. Le film fut donc numérisé, la pellicule inspectée sous ses moindres coutures, certains passages furent dupliqués en noir et blanc pour cause de négatif trop abimé, afin d’en faire un contre type, puis remasterisé en 4K afin de retrouver les tons d’origine, correction des couleurs, retouches… avec pour but de retrouver l’esthétique de l’original autant que possible. Tout nous est expliqué ici en détails et si l’on en arrive à se perdre un peu dans tant d’explications techniques, on se dit en douce que le transfert Blu-Ray n’est pas loin. Il serait bien dommage de ne pas profiter du travail effectué pour nous offrir la sage en Haute Définition.
Le parrain sur le tapis rouge (3mn55 – vost) : Interrogés sur le vif, les comédiens de Cloverfield et leurs invités à l’avant première du film, donnent à tour de rôle leur sentiment sur le chef d’œuvre de Coppola. Et bien entendu, tout le monde y va de son commentaire élogieux.
Pour les fines bouches, on trouvera enfin Quatre module sur le Parrain. On y assiste à des commentaires du type « je préfère je premier parce que… », « le 2 est mieux mais… » ou encore « j’aime autant les deux premiers »…, un autre de faire étalage de ses connaissance des dialogues du film, une petite anecdote de Coppola sur les Canollis et une autre sur l’explication de la mort de Clemenza