Par Maxime Girardeau - publié le 28 mars 2006 à 04h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h51 - 4 commentaire(s)
Deux ans que nous attendions leur retour. Deux ans pendant lesquelles HBO a reculé la date de leur retour. Deux ans que Tony n'était pas allé voir le docteur Melfi. Mais toute cette attente est terminée, le premier épisode de la sixième et ultime saison des Sopranos vient enfin de démarrer aux Etats-Unis. Les tribulations de la plus célèbre famille de la mafia du New Jersey vont pouvoir reprendre pour notre plus grand plaisir. Impressions du premier épisode de l'ultime saison de la déjà cultissime série, Les Sopranos.

Attention, spoilers

Premier surprise, Tony n'ouvre pas le bal. Habitué à ouvrir le premier épisode en pantoufle et robe de chambre allant chercher son journal. Cette année ce sont les flics qui ont la primeur (signe que la fin de règne est proche ?). On peut ainsi découvrir l'agent Harris pris de forte douleur d'estomac. Subtil changement, presque anecdotique, mais qui a son importance et pousse déjà à penser que cette saison sera atypique.



Après cette petite introduction, on retrouve tous les personnages avec un plaisir non dissimulé. Tony tout d'abord qui semble avoir de plus en plus de mal à s'occuper de Oncle Jun'. Tiraillé comme d'habitude entre sa réalité et des règles qu'il doit suivre. La prédominance de l'éducation est toujours un sujet majeur des Sopranos et ce premier épisode ne déroge pas à la règle. Toujours besoin de se débattre entre ses propres choix et ceux imposés directement ou indirectement par ses parents. On sent également un arc se dessiner, celui du poids. La moitié des scènes de Tony sont ainsi des moments où il mange, jusqu'au moment fatidique où ce dernier monte sur la balance pour un état des lieux. Le spectre de la crise cardiaque est ainsi amené avec un peu moins de subtilité que d'habitude. Deuxième arcs, les rapports entre Tony et Carmella commencent à se durcir, et on sent que leur couple se délite peu à peu. La voiture offerte par Tony à son épouse en est évidemment le meilleur symbole, quand on ne sait plus comment rendre l'autre amoureux, on achète son amour.


L'intrigue principale de l'épisode tourne autour de Eugène. Ce dernier désirant raccrocher et prendre sa retraite. Mais on se doute dès le début que cela ne sera pas aussi facile. Eugène, second couteau depuis la première saison, a ainsi son épisode, centré sur son personnage. Ici aussi on retrouve toutes les problématiques familiales récurrentes. Malgré tout l'intrigue est redondante avec d'autres épisodes de la série. On sent un peu le déjà vu, le déjà fait, même si le tout reste toujours très bien écrit. Petite déception donc de ce côté-là.

Pour le reste, chaque personnage reprend sa place et tous ont droit à quelques minutes d'exposition pour permettre de replacer les enjeux de son personnage. Après deux ans d'absence c'était indispensable, même si les fans trouveront certains passages inutiles puisque faisant office de petit résumé. Enfin quelques retours attendus comme Johnny Sack, qui ne peut que subir sa descente. On le sent ainsi presque désemparé quand il apprend qu'il doit vendre sa Maserati et que l'acheteur potentiel est Chrissy, quelle ironie. A suivre également, Phil Leotardo, qui reste un ennemi potentiel de Tony, la mort de son frère restant gravé dans sa tête. Enfin on terminera sur Raymond et un éloge funèbre particulièrement caustique.




Pour conclure, ce début de saison n'est certes qu'un épisode dans la moyenne, mais l'on se doute que les contraintes scénaristiques étaient importantes. Reprendre un tel Show après deux ans d'absence n'était pas en soit quelque chose de facile. Enfin replaçons les choses dans leur contexte : un épisode moyen des Sopranos reste toujours largement meilleur que tout le reste.

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