Par - publié le 08 mars 2007 à 04h04 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h29 - 2 commentaire(s)
Après Alejandro González Inárritu, Sofia Coppola et prochainement Gaspar Noé, c'est au tour de trois autres cinéastes de faire leur lost in translation et de se perdre à Tokyo. Le génial Michel Gondry (La science des rêves), le trop rare Leos Carax (Les amants du pont neuf) et le subversif Bong Joon-Ho (The Host) s'attaquent à un tryptique provisoirement intitulé Tokyo dans lequel les cinéastes succomberont aux charmes de la cité nippone pour révéler ses beaux mystères.



Si, certes, l'exercice du tryptique est souvent synonyme d'inégalité (se souvenir d'Eros et du segment La main de Wong Kar-Wai qui supplantait les deux autres), il faut reconnaître que Tokyo, titre provisoire, a de l'allure avec trois cinéastes (deux français et un sud-coréen) totalement différents et follement inventifs. Si on est heureux pour les choix pas forcément évidents de Gondry et Bong Joon-Ho, réjouissons-nous aussi, surtout, de la présence du grand Leos Carax, le plus torturé des réalisateurs français, que l'on avait laissé il y a presque huit ans avec Pola X (Pierre ou les ambiguïtés pour les intimes). Si le contenu - singulier, cela va de soi - des segments de Gondry et Carax demeure inconnu, celui de Bong Joon-Ho s'articulera autour de la relation complexe entre un Japonais et sa femme. Les réalisateurs ont la possibilité de filmer tous les recoins de la ville tant qu'ils font de la pub pour celle-ci. Les trois courts devraient être tournés entre juillet et août dans la métropole anonyme. Gageons un haïku aussi précieux que celui de mademoiselle Coppola.
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