Par Frédéric Ambroisine - publié le 30 janvier 2003 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h03 - 0 commentaire(s)
Deux ans, c'est le temps qu'il aura fallu à l'équipe du Festival Nouvelles Images Du Japon pour nous livrer une 3ème édition à la hauteur de leur ambition et de l'attente du public, avec d'une part, une qualité de sélection toujours au top niveau et de l'autre, la possibilité d'assister à des débats exclusifs avec des maîtres de l'animation qu'ils soient vétérans (Isao Takahata…) ou plus jeunes (Satoshi Kon…).




HORUS PRINCE DU SOLEIL de Isao Takahata (2003)

Du coté des classiques, une majorité des trésors de l'animation de la Toei tels Horus Prince du Soleil, Le Chat Botté, où Le Serpent Blanc (films où on débuté entre autres les géniaux Hayao Miyazaki et Isao Takahata), dont nous avions pu voir quelques extraits la bave aux lèvres lors de la carte blanche accordés à Otsuka il y a deux ans, furent non seulement - enfin - visible dans le cadre du festival, mais vont par-dessus le marché bénéficier de sorties françaises officielles, à commencer par le fabuleux Horus (en salle le 4 février) qu'il est vivement conseiller de voir en version originale (la bo du film est d'une beauté particulièrement fascinante). La venue de plusieurs personnalités ayant participé à ces œuvres mythiques, nous a bien sur permis d'avoir droit à un certain nombre d'anecdotes intéressantes sur la fabrication des films, mais surtout donné une vision concrète des différentes fonctions qu'exercent les professionnels de l'animation (ex pour Les Joyeux Pirates de l'île au Trésor , la difficulté pour préparer les séquences d'animations de vagues, qui demanda un travail de recherche époustouflant). Cette 3ème édition était également celle de la seconde chance, puisque certains des meilleurs films projetés il y a deux ont pu repasser du fait de la présence de Isao Takahata (Chié La Petite Peste, qui sortira en France directement en DVD, ou encore Goshu Le Violoncelliste).

Au rayon des nouveautés, la venue de Satoshi Kon, la présentation de ces deux derniers films, Millenium Actress et Tokyo Godfather, confirme de façon magistrale qu'il est un des auteurs majeurs de sa génération. Si la parfaite maîtrise (en particulier au niveau de la narration à la fois complexe et virtuose) de Millenium Actress peut passer pour de l'exercice de style, Tokyo Godfather, dont la structure est (apparemment) plus classique se révèle beaucoup plus aboutie. Ce chef-d'œuvre d'humour et d'émotion conte l'histoire de 3 SDF qui récupèrent un bébé dans les ordures le soir de Noël et décident de partir à la recherche des géniteurs pour connaître la raison de cet acte. Pour les trois marginaux (un père de famille, une adolescente rebelle et un travesti), cette longue nuit sera pleine de surprises. Une bombe !



La deuxième excellente surprise du festival fut un moyen-métrage (ou un court-métrage de 47 minutes) du nom de Nazu, qui prend pour cadre une course cycliste en Espagne. Comme pour Tokyo Godfathers, la profondeur des personnages et la maîtrise du scénario (qui réserve quelques savoureuses surprises) alliées à une animation impeccable et un rythme soutenu du début à la fin, en font une œuvre vraiment passionnante. L'intérêt de l'histoire est lié à la fois à la course en question et son personnage principal (un coureur cycliste du nom de Pépé), dont on découvre le passé et les raisons qui l'ont poussé à faire ce sport au fur et à mesure du film. Toujours inédit en France, Nazu fut projeté précédemment à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival De Cannes 2003. Un autre must du genre fut l'explosif long métrage de Cowboy Bebop, dont les scènes d'action spectaculaires non pour l'instant aucun équivalent dans le cinéma " live " tellement elles sont démentielles (Trues Lies puissance 1000), sans parler de la bande originale du film, très pop-rock, qui vaut à elle seule le détour.



Concernant l'actualité vidéo, plusieurs éditeurs sont venus nous présenter quelques unes de leurs futures sorties en exclusivité. Dynamic Visions (ou Dybex pour faire plus court) nous a proposé les deux premiers épisodes de Noir, une série du genre polar/mystère/action dont l'héroïne (une tueuse du nom de Mireille Bouquet) et l'action se déroule en France. Cette dernière rencontre une adolescente apparemment amnésique avec qui elle fera équipe le temps de découvrir son secret.


NOIR (© 2001 Ryoe Tsukimura - Bee Train - Victor Entertainment, Inc.)

La série Rahxephon est une sympathique et originale " série de robots " où plus exactement de " Mobile Suit " (vaisseau/robot dirigé par un être humain), à l'image des Gundam (dont un film inédit de 1981 fut également projeté durant le festival). L'histoire de Rahxephon se déroule dans un Contexte de guerre, où les humains sont lutte contre des envahisseurs (à l'apparence humaine mais dont le sang est bleu). Les deux clans s'affrontent à l'aide de " Golems ", des monstres à la fois mécanique et organiques. Le héros de la série, un adolescent, découvre qu'il a le pouvoir de communiquer avec un " Golem " du nom de Raexephon. Au bout de deux épisodes il commence à peine à passer à l'action lors de quelques scènes bien destroys qui laisse présager des affrontement titanesques pour les suivants.


RAHXEPHON (© 2001 BONES · Izubuchi Yutaka / Rahxephon project)

Parmi les courts métrages qui furent projetés, le plus délirant est un film tourné en images de synthèse et se déroule lors d'une compétition de sauts en ski …à deux ! Les protagonistes réalisent des figures aussi impressionnantes qu'hilarantes (rires renforcés par les commentaires de journalistes sportifs qui en rajoutent dans l'absurdité de la situation). La grosse décepion du festival fut L'arbre de Palme - l'histoire d'un être mécanique qui rêve de devenir humain - une œuvre ambitieuse et d'une maîtrise technique hallucinante, mais qui pèche au niveau du scénario et de la cohérence des personnages. Une sorte de Nausicaa ratée en quelque sorte (avec un soupçon d'Akira pour le final apocalyptique).


HACK.SIGN

Le projet Hack est particulièrement ambitieux, puisqu'il est proposé sur pas moins de 4 supports différents et complémentaires : une série télévisée, un jeu-video, un OAV, et un mangaHack.Sign, la série TV dont quelques épisodes furent projetés, se déroule dans un univers virtuel. Les protagonistes sont des jeunes sont connectés à Internet, et jouent en réseau. Les souçi est q'un des joueurs ne peux pas sortir de la partie…Un documentaire fut montré sur le projet Hack après le 1er épisodes histoire de " teaser " un peu les spectateurs. Ce documentaire fut effectivement assez convainquant et permit de constater la nature originale de cette entreprise inédite. Les OAV dont quelques extraits furent montrés ont l'air encore plus intéressant que la série, et se déroule dans le monde réel (trois jeunes en lutte contre la multi-nationnale qui vend le jeu Hack au monde entier).

Pour le détail de l'intégralité des projections et autres événements de l'édition 2003 du Festival Nouvelles Images du Japon, cliquez sous le lien ci-dessous.








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