Le faux coupable, l'accusé à tort, le poissard éternel qui est toujours là où il ne faut pas, quand il ne le faut pas, est l'une des figures les plus usitées au cinéma, un véritable archétype que les cinéastes de tous poils déclinent depuis bientôt un siècle avec la plus vive délectation.
C'est que ces récits où le destin s'acharne sur un pauvre bougre portent en leur sein des situations hautement cinématographiques puisque, par définition, l'accusé à tort est victime d'injustice, doit batailler, fuir ou s'évader pour prouver son innocence, rétablir son honneur et ce, en composant souvent avec les menaces les plus sérieuses, qu'elles viennent d'hommes de loi, de criminels, ou d'un peuple fourvoyé et vindicatif. En somme : du pain béni pour qui veut remuer le sac à émotion du spectateur et nourrir l'empathie la plus solide !
Aussi, qu'elles s'inspirent de faits réels, ou bien qu'elles soient de l'invention pure, les histoires d'accusés à tort fascinent, passionnent et exaltent toujours le spectateur. L'occasion de la sortie du film de Vincent Garenq, Présumé coupable, nous permet de braquer les projecteurs sur dix célèbres histoires de faux coupables.
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