Sorti le 27 janvier dernier sur les écrans japonais,
Dororo fait actuellement un très bon démarrage au box-office du Pays du Soleil Levant dont il occupe la première place. Adapté du manga éponyme du grand Osamu Tezuka, édité en France chez Akata/Delcourt, ce nouveau long métrage de Akihiko Shiota nous plonge dans un monde où samouraïs et démons se côtoient, dans ce qui s'annonce comme un cocktail détonnant d'action, d'humour et d'effets spéciaux.
Dororo, une jeune voleuse élevée dans son enfance comme un garçon, fait un jour la rencontre d'un jeune samouraï du nom de Hyakkimaru. Ce dernier tente de briser la malédiction dont il est l'objet : son père a vendu les 48 parties de son vrai corps à autant de démons. Dororo décide de le suivre dans sa quête et de l'aider à retrouver sa vraie forme...
Ce
buddy-movie s'inspire directement d'un manga signé Osamu Tezuka, le père de la japanimation mais aussi l'auteur de mangas tels que
Astroboy et
Black Jack. Les créateurs du film
Dororo ont tenté de reproduire au mieux l'univers fantastique à la fois drôle et macabre de la bande dessinée originale, ce qui implique un investissement non négligeable en effets spéciaux, ne serait-ce que pour reproduire la diversité du bestiaire de
Dororo. Au vu de la bande-annonce, le résultat paraît plutôt réussi, les créatures ayant une apparence des plus délirantes. Il n'y a plus qu'à espérer que ces effets visuels ne prennent pas le pas sur l'histoire. Toutefois, on ne peut que se réjouir de voir le cinéma de divertissement refaire surface au Japon, un cinéma qui ne néglige pas la recherche d'une identité visuelle comme en témoignent les images et les extraits du film.
Bonne nouvelle, les scènes d'action de
Dororo sont dirigées par Tony Ching Siu-Tung, chorégraphe chinois spécialiste des ballets martiaux. On lui doit notamment les combats de
Hero mais aussi la réalisation de perles de la fantaisie chinoises telles que
Histoires de Fantômes Chinois ou encore
Swordsman 2. Avec
Dororo, Ching Siu-Tung ne devrait pas se sentir trop dépaysé par le style d'univers exploré. Quant à la distribution du film, elle réunit de jeunes valeurs montantes du cinéma japonais : Dororo est campée par la belle Kou Shibasaki, découverte dans
Battle Royale (la psychopathe séductrice, c'était elle!), tandis que Hyakkimaru est incarné par le non moins charmant Satoshi Tsumabuki (
Jam Films,
Lorelei,
Waterboys). On retrouve aussi dans les seconds rôles Kiichi Nakai (
Love Letter) ainsi que Anna Tsushiya (
Kamikaze Girl).
Reste à espérer voir cette grosse production japonaise (ça fait presque drôle d'employer cette expression) atteindre les écrans français.
Site officiel de DororoBande-annonce sur Apple (Quicktime)En pages suivantes, une galerie d'affiches promotionnelles du film...