Jeune actrice sulfureuse des années 70, Eva Ionesco réalise son premier long-métrage : I'm not a fucking princess, une " semi-autobiographie ".

Par - publié le 14 janvier 2010 à 00h36 ,
MAJ le 14 janvier 2010 à 10h58 - 2 commentaire(s)

Jeune actrice sulfureuse des années 70, Eva Ionesco réalise son premier long-métrage : I'm not a fucking princess, une « semi-autobiographie ». L'ancienne lolitrash puise dans le souvenir qu'elle garde de sa mère, la photographe controversée Irina Ionesco. Tournage imminent.
 
Cela faisait quelques mois que le bruit courait : Eva Ionesco, icône culte, vedette de l'underground parisien des années 70, passe pour la première fois de sa carrière à la réalisation pour se raconter. Une occasion pour ceux qui la vénèrent depuis des lustres de la retrouver, après quelques apparitions trop furtives chez Guillaume Nicloux (Cette femme-là) ou en compagnie de son amie Arielle Dombasle (Quand je serai star). Cette actrice née en 1965 reste célèbre pour son adolescence mouvementée, à la fois comme modèle pour les photos sulfureuses de sa mère, Irina Ionesco, et comme actrice.

 

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Pour comprendre le degré de provocation, il faut avoir vu Eva Ionesco dans Maladolescenza (Jeux interdits de l'adolescence, 1976), un classique hardcore qui, s'il sortait aujourd'hui, serait immédiatement banni des écrans. A l'époque, elle semblait tout connaître de la vie avant même de l'avoir vécue. Flanquée d'une tignasse blonde de poupée sexuée et maléfique, elle plongeait sur son partenaire avec une aisance adulte (Martin Loeb que beaucoup connaissent pour son rôle dans Mes petites amoureuses, de Jean Eustache, et accessoirement frère de Caroline, chanteuse oubliée des années 80 et responsable du tube « C'est la ouate »).  Chacun pense ce qu'il veut de cet objet culte où le désir ne se contente pas de désirer mais il constitue sans peine une expérience extrême. Auparavant, les cinéphiles ont pu découvrir Eva Ionesco pour son rôle marquant de petite fille mystérieuse et handicapée dans Le Locataire (Roman Polanski, 1974). Elle a également figuré dans une des scènes coupées de Spermula, une série Z érotico-pornographique de Charles Matton, avec Udo Kier.
 
Soutenu par Bagheera productions et Agnès B, le projet de I'm not a fucking princess ne date pas d'hier. Mais il a fallu attendre une année entière pour qu'Eva Ionesco obtienne l'avance sur recettes nécessaire. L'histoire, c'est celle d'Eva Ionesco, alias Violetta, une fillette qui vit à Paris avec sa grand-mère, une émigrée roumaine, et qui voit sa propre mère s'émanciper de son mari, un célèbre peintre érotomane, pour devenir photographe. Heureuse de ses retrouvailles, elle devient même son modèle de prédilection, sa Lolita, souvent offerte aux regards les plus lubriques. Si le rôle de la petite Eva Ionesco n'a pas encore été défini, celui de la mère sera incarné par Isabelle Huppert. Le tournage débute en mai prochain. 
 
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