Par RLV - publié le 12 juillet 2005 à 02h05 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 17h31 - 12 commentaire(s)
En sus d’être un cinéaste qui manque horriblement au cinéma actuel (on ne l’a pas vu derrière une caméra après ses derniers Cabal en 1991 et Lords of illusion en 1995 – ce qui fait loin), le britannique Clive Barker est surtout un grand écrivain à qui on doit quelques récits fantastiques célèbres (Le jeu de la damnation, Galilée…). A chaque fois, il a su apporter une touche personnelle qui faisait la différence avec les autres auteurs du cru. Aussi, c’est un artiste très polyvalent : il est à la fois peintre, acteur, cinéaste, dramaturge et fondateur de plusieurs compagnies de théâtre dans l'underground londonien. Aujourd’hui, le cinéma refait appel à lui mais pas dans le sens qu’on aurait souhaité même si l'artiste prépare un nouvel opus, Tortured Souls: Animae Damnatae, d'une totale discrétion.



Barker part one. Patrick Tatopoulos, qui a réalisé les effets spéciaux sur Silent Hill, Underworld 2 et Cursed (hum), va faire ses débuts en tant que metteur en scène en adaptant la nouvelle sombre et gore aux allures Lovecraftiennes Le train de l’abattoir (Midnight Meat Train) dans laquelle Barker appuie son goût pour les bestiaires difformes. Lions Gate Films a déjà acquis les droits de distribution pour le film qui racontera l’histoire d’un homme en bute à un tueur en série dans le métro New-yorkais et une horde de cannibales errant dans les dédales dudit métro.



Barker part two. Clive Barker verra également Plague, une autre de ses nouvelles adaptée pour les besoins du grand écran par Hal Masonberg, assistant de production sur Demonic Toys. Le film racontera les réactions bizarres d’ados qui, émergeant de comas mystérieux, s’attaqueront à leurs géniteurs. De manière plus générale, en ce qui concerne l’adaptation des fameux Livres de sang (Books of Blood), Barker ajoute qu’il y a trente histoires et pense que 15 d’entre elles sont adaptables, et que s’il avait un peu plus d’argent, ce nombre augmenterait jusqu’à 24. Il est peut-être loin le temps où il vendait des dessins érotiques pour les magazines SM mais méfions-nous de l’eau qui dort…
Vos réactions


logAudience