On a beau être en été, les films du mois d’août ne se découvrent pas d’un fil – le plat de consistance de cet été étant
Fleur secrète, de Konuma, un vieux film érotique des années 70 que le hasard des calendriers veut qu’il sorte au cinéma en même temps que...
Wall-E, divertissement familial de haute volée. Bref, avertissement aux parents: ne vous gourez pas de salle si vous allez au cinéma avec vos enfants, sinon vous pourriez le regretter (et eux non). Là où on se mord les doigts, c’est avec The Dark Knight, de Christopher Nolan, le grand film du mois d’août qui est – hélas – totalement asexué, bien que l’on compte dans la distribution Maggie Gyllenhaal, notre pin-up du mois et découverte chez nous dans
La Secrétaire, de Steven Shainberg, un film dans lequel elle découvrait avec James Spader le sado-masochisme. Ici, Maggie reste en tailleur d’un bout à l’autre, glacée et glaciale. Bonne actrice, ça, c’est sûr. Mais sa seule scène limite hot du film, c’est lorsqu’elle rencontre le Joker (Heath Ledger) et que ce dernier colle la lame de son couteau sur son beau visage.
Un début de sado-masochisme rapidement désamorcé par ce nigaud de Batman (Christian Bale) qui arrive au moment où quelque chose d’excitant se passait entre les deux… En même temps, bon, on ne va pas en vouloir à Christopher Nolan de ne pas répondre aux attentes des cochons et pervers que nous sommes. Il est vrai, ce n’est pas un spécialiste du genre et ne filme JAMAIS de scènes de sexe dans ses films. Cherchez dans sa filmo, vous n’en trouverez pas! Dans le remake d’
Insomnia, il avait même zappé la grande scène érotique de l’original où le flic caressait la jambe d’une étudiante allumeuse. Bref, Nolan et sexe font mauvais ménage. Et donc pas de cul dans Dark Knight. Et puis les allusions cul, on les a dans un très mauvais épisode de Batman réalisé par Joel Schumacher où le costume de Batman avait… les tétons qui pointaient. Allez, on oublie et on passe à l’actu?
On notera quelques exceptions dans cet été asexué. Dans
Les dents de la nuit, de Vincent Lobelle et Stephen Cafiero, le film cul français du mois, les érotomanes se réjouiront des allusions très cul des dialogues avec en particulier une Hélène de Fougerolles – qu’on ne connaissait pas aussi dévergondée. Dans Schrooms, le sexe se vit à travers des absorptions hallucinogènes, histoire d’augmenter l’intensité du plaisir. Dans Les trois petits cochons, de Patrick Huard, on parle plus de la bagatelle qu’on ne la montre. Bizarrement, le film Q du mois a beaucoup de I dans son contenu: c’est
Le soleil se lève aussi, de Jiang Wen, film en trois parties mais dont la seconde se veut très coquinou, très proche d’un Tinto Brass des dimanches carré rose d’M6 avec en particulier un Anthony Wong aphrodisiaque qui déclenche la fureur des demoiselles surexcitées. Le sommet érotique est atteint lorsque lesdits demoiselles doivent passer un interrogatoire et se font pincer les fesses sans rechigner. Mais on savourera plus que jamais le morceau bravoure cul du mois d’août: Louise Bourgoin dans
La fille de Monaco, de Anne Fontaine, qui met tous les sens de Fabrice Luchini en éveil dans une scène d’ores et déjà culte où elle enlève sa culotte sous ses yeux ébahis. L’ancienne miss Météo n’a peur de rien et on la remercie pour sa franchise.
PIN UP DU MOIS: MAGGIE GYLLENHAAL