Non il ne s'agit pas d'une croisade désespérée de notre John Rambo désoeuvré préféré. Avenging Angelo est le dernier film en date de Sylvester Stallone, qui le place aux côtés du regretté Anthony Quinn ici dans son dernier rôle. Présenté à Deauville en septembre dernier, cette comédie policière narre les tribulations de la Jennifer Barrett (Madeleine Stowe), fille du mafioso Angelo (Anthony Quinn) décidée à venger sa mort en utilisant son garde du corps Frankie Delano (Sylvester Stallone).
Alors que William Friedkin s'apprête à ressusciter (voir en exploser les barrières) le film de survie avec
The Hunted, genre que
Rambo premier du nom avait remis au goût du jour dans les années 80, Sly persiste de son côté après D-Tox et Get Carter dans la catégorie des films policiers, ici saupoudrée de comédie, genre qui ne lui a jamais porté chance (On se souvient d'
Arrête ou ma mère va tirer, …)…
Espérons que son rôle de méchant (où il est annoncé comme véritablement métamorphosé) dans
Spy Kids 3-D saura lui redorer son blason...
Quant à
Avenging Angelo, c'est presque sans surprise qu'on le voit arriver directement en vidéo en zone 1 au mois de Mai prochain, alors que sa sortie en France n'est toujours pas déterminée.
Spécifications : Transfert anamorphique 16/9 compatible 4/3 format 2.35
Anglais Dolby Digital 5.1
Espagnol et Français Dolby Surround
Sous-titres anglais uniquement (étonnant pour un Columbia !)
Commentaire audio du réalisateur
Interviews
Making-of
Bande-Annonce
Sortie : 20 Mai 2003
Source : dvdenfrancais

Les plus impatients se rueront sur le zone 2 Italien déjà disponible à l'heure actuelle (dont la jaquette se trouve en tête de cet article), contenant des pistes anglaises et italiennes en Dolby 5.1, des sous-titres anglais, un making-of et des bande-annonces et filmographies..
En attendant voici la critique que nos rédacteurs avaient faite à la vision du film au festival de Deauville 2002.
Réalisé par Martyn Burke, Avenging Angelo narre l’histoire du garde du corps d’un parrain de la mafia qui, le jour où son patron est assassiné, doit protéger la fille de celui-ci. Problème, la jeune femme ne sait rien sur ses origines, puisque son père, pour la protéger de ses ennemis, l’a confiée dès sa naissance à une famille « normale »… Avec un tel pitch, le nouveau Stallone promettait d’être une version hardcore et musclée de Bodyguard. Au final, on se retrouve devant une bonne vieille… comédie ! On pouvait donc s’attendre au pire, au vu de l’expérience de Sly dans ce domaine : les calamiteux Oscar et Arrête, ou ma mère va tirer !. Mais il semble que l’acteur ait cette fois-ci eu un peu plus de nez dans le choix du projet. En effet, Avenging Angelo parvient à plusieurs reprises à nous faire gentiment rire, ne serait-ce que par l’abattage de Madeleine Stowe. Cette dernière, toutes proportions gardées, rappelle le jeu tout en énergie et en charme des grandes actrices de l’âge d’or de la comédie hollywoodienne (Katharine Hepburn, Audrey Hepburn…). Même si la comédienne a perdu de sa beauté (la chirurgie esthétique, c’est pas toujours efficace), elle est le principal ressort comique du film. Et Stallone, dans tout ça ? A l’instar de son personnage dans Driven, le comédien se cantonne dans un rôle de faire valoir. Plutôt bien, d’ailleurs, puisque permettant ainsi au film de bénéficier d’un duo attachant (même si on est à mille lieux d’une association type Kathleen Turner/Michael Douglas). Impossible enfin de ne pas évoquer la présence d’un monstre sacré au générique, le défunt Anthony Quinn dans son ultime rôle, dont la performance est ici décuplée par le fait que son personnage, une fois mort, adresse un émouvant message post-mortem à sa fille.