Nous avons assisté à la projection de Star Wars : Episode 1 - La Menace fantôme en 3D. Voici notre avis.

Par - publié le 26 janvier 2012 à 10h44 ,
MAJ le 28 mars 2012 à 15h04 - 7 commentaire(s)

En septembre 2011, George Lucas créait l'évènement partout dans le monde en sortant enfin les six long-métrages de la saga Star Wars en haute définition. Quelques mois après, c'est au tour de la 3D de venir renforcer cette gigantesque entreprise commerciale qui semble sans fin. Star Wars : Episode 1 - La Menace fantôme sortira en effet le 8 février dans les salles de cinéma et pour la première fois en trois dimensions. Est-ce que cela vaut la peine de se déplacer ?

Affiche du film Star Wars - Episode I : La Menace fantôme 3D

La première question que devront se poser les fans de la franchise Star Wars est celle-ci : avez-vous vraiment envie de revoir Star Wars : Episode 1 - La Menace fantôme ? Souvent considéré comme le plus mauvais film des six, aucun élement technique ou nouvelle approche esthétique ne viendront occulter l'insupportable Jar Jar Binks et les carences de la construction rythmique. Le didactisme sans souffle dont fait preuve George Lucas pour introduire sa nouvelle trilogie masque totalement le charme inhérent de son premier trident cinématographique sorti entre 1977 et 1983.

 

Ceci étant dit, que vaut la conversion 3D ? Il y a peu, nous avons assisté au même procédé sur Titanic 3D. Avec un budget de 18 millions de dollars et 18 mois de travail, l'équipe de James Cameron a tout simplement fait un travail fantastique. Une renaissance d'autant plus fabuleuse lorsqu'on assiste à cette version appauvrie de Star Wars : Episode 1 - La Menace fantôme, qui annihile rapidement nos derniers espoirs.

Star Wars - Episode I : La Menace fantôme de George Lucas

La projection ayant eu lieu avec une polarisation passive (les lunettes plus légères qui n'ont pas besoin d'être rechargées), on assiste bien entendu à une diminuation notable de la résolution et à une légère perte de luminosité. Ce sont surtout les effets de profondeurs qui choquent. Peinant à créer le moindre relief, le procédé devient ce que les puristes redoutent le plus : un banal artifice. Par ailleurs, tout le monde avait loué à juste titre la réussite indéniable des effets numériques en 1999. Dommage que la version 3D vienne encore une fois perturber l'alchimie entre prises de vues réelles et images de synthèse en créant une nette séparation visuelle entre les deux univers. Au lieu d'abolire les frontières du réel, la conversion en 3D renforce la distinction entre les acteurs de chair et les éléments générés par ordinateur.

 

On attend désormais la sortie des futurs épisodes de Star Wars pour savoir si la saga continuera de perdre de sa superbe. Tant qu'ils ne toucheront pas à la musique de John Williams...

 


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