Avec Super 8, JJ Abrams signe le meilleur blockbuster de l'été 2011. Un hommage au cinéma de Steven Spielberg et une personnalité unique. Interview.

Par - publié le 03 août 2011 à 09h30 ,
MAJ le 03 août 2011 à 11h35 - 0 commentaire(s)

Après avoir donné une seconde vie à la franchise Star Trek il y a deux ans, JJ Abrams revient à la science-fiction avec le meilleur blockbuster de l'été 2011 : Super 8. Avec son âme d'enfant et Steven Spielberg à la production, le cinéaste offre un merveilleux présent à tous les fans d'aventure et d'imaginaire. Interview.

 

Propos recueillis et traduits par Nicolas SCHIAVI
Super 8 de J.J Abrams 

La relation père/fils reste un thème récurrent dans vos créations. Est-ce le moteur principal dans votre processus d'écriture ?

JJ Abrams) Les relations entre parents et enfants, qu'elles soient entre fille, père, fils, mère... C'est universel. Vous n'avez pas à vivre dans tel pays ou avoir tel âge. Peu importe d'où vous venez : tout le monde a des problèmes avec ses parents. Il y a l'opportunité d'atteindre le cœur des personnages à travers ces relations. Ce n'est pas quelque chose auquel je pense, je ne me dis pas que je vais refaire une histoire avec une relation père/fils. Mais c'est une bonne façon de raconter une histoire.


Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre travail avec le compositeur Michael Giachino ?
JJA) Michael a eu un Oscar pour Là-Haut. Il écrit des bandes originales merveilleuses et il me suit depuis Alias. Il a aussi écrit une musique incroyable pour Ratatouille. Sur ce film, il est revenu à son enfance comme je l'ai fait de mon côté pour le visuel. Nous avons grandi séparément avec la même idée : faire des films en s'amusant comme des enfants. Ce fut très excitant pour moi de voir qu'il avait écrit ce qui est peut-être sa plus belle musique pour quelque chose qui l'a ramené à cette période de nos vies.
 Super 8 de J.J Abrams

Quel a été le plus gros challenge ?
JJA) Il y en a eu plusieurs mais l'un des plus importants fut d'équilibrer les différents éléments... Ce n'est pas simplement un film sur la relation père/enfant ou un drame. C'est aussi une comédie, une histoire d'amour, un film de monstre, un thriller. Il fallait être certain que tout ceci soit bien équilibré. L'autre défi fut de travailler avec ces enfants. Certains d'entre eux n'avaient jamais mis les pieds sur un plateau de tournage. Ce fut un merveilleux moment. C'était plus difficile par moments, par exemple lorsqu'ils étaient six à l'écran. J'ai des enfants et je sais combien il est dur de les gérer mais ils ont été très bons.

 

"Je n'ai pas essayé de copier ces films mais je voulais faire ressentir ce que j'avais moi-même ressenti à l'époque. Avec Steven Spielberg et Amblin Entertainment à la production, je me suis senti libre de laisser ce film partager cet ADN"

 

Tout le monde parle des influences des films des années 80 comme Les Goonies ou E.T. à propos de Super 8...

JJA) Pour moi, cette période a été fantastique. Je n'ai pas essayé de copier ces films mais je voulais faire ressentir ce que j'avais moi-même ressenti à l'époque. Avec Steven Spielberg et Amblin Entertainment à la production, je me suis senti libre de laisser ce film partager cet ADN.

Super 8 de J.J Abrams

Pensez-vous Super 8 comme un hommage à la culture geek ? 

JJA) C'est certainement un hommage à ces bandes de gosses qui font des films et dont j'ai fait partie. Ce ne sont pas ceux qui font du sport, ce ne sont pas les plus populaires. Ils sont un peu marginalisés et mon film célèbre en quelque sorte cet univers geek. Ce n'était pas intentionnel mais il est certain que j'ai beaucoup d'affection pour eux.

 

Quelle est la genèse du monstre de Super 8 ?

Il fallait qu'il fasse autant peur que possible mais en même temps je ne voulais pas qu'il soit juste une bête terrifiante. Le travail qui a été fait sur ce film devait être aussi palpable que possible.

 


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