10 nominations aux Oscars. Après Cannes et les Golden Globes, The Artist poursuit sa success story. Entouré de Jean Dujardin et Bérénice Béjo, le réalisateur a tenu un pari fou.

Par - publié le 25 janvier 2012 à 15h00
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D'OSS 117 au rêve américain

Si on trouve aujourd'hui bien des explications au succès international de The Artist, le film de Michel Hazanavicius n'a évidemment pas suscité ce même enthousiasme au moment de le produire ! Quand le réalisateur d'OSS 117 évoque pour le première fois son envie de réaliser un film muet et en noir et blanc, il le sent bien : "[Je n'étais] jamais vraiment pris au sérieux".

Le papa de The Artist avait envie de jouer avec cet aspect émotionnel oldschool, redonner à l'image et à l'expression une puissance inévitablement affadie par les autres technologies actuelles. "Ce que j'aime, c'est créer un spectacle et que les gens y prennent du plaisir en ayant conscience justement que c'est un spectacle". Pour donner corps à cette envie et partir tourner en Amérique, il faut les moyens et l'audace de Thomas Langmann, fils de Claude Berry et producteur de films aussi éclectiquesqu'Astérix aux Jeux Olympiques et les Mesrine avec Vincent Cassel.

The Artist de Michel Hazanavicius
Jean Dujardin et Bérénice Béjo, la classe américaine

 

Thomas Langmann trouve les budgets et quelques soutiens décisifs qui vont permettre à The Artist d'être tourné et de débuter son parcours hallucinant. En quatre mois, Michel Hazanavicius a écrit son scénario, en pensant d'ores et déjà à son acteur, Jean Dujardin. Le réalisateur de The Artist aimerait retrouver le duo formé avec Bérénice Béjo, pour jouer avec eux sur une corde plus sensible.

"Jean Dujardin est un acteur qui est aussi bon en plan serré, avec ce qu'exprime son visage, qu'en plan large, avec ce qu'exprime son corps" explique Michel Hazanavicius qui ne tarit pas d'éloge sur ses comédiens. Ceux-ci se laissent d'ailleurs enrôler sans difficultés pour les rôles rares de George Valentin et Peppy Miller.

Malgré un parcourt semé de doutes ("C'est un film tellement à contre-courant (...). J'avais l'impression qu'il n'y avait que des Formule 1 autour de moi et que je roulais en 4 L" commente Hazanavicius en promo), The Artist est bien rentré sur la piste aux étoiles. Le sans faute ne semble plus très loin après le succès cannois, la consécration de Jean Dujardin aux Golden Globes et sa nomination aux Oscars. Ne manquerait plus que l'acteur français détrône George Clooney et le chavinisme national serait comblé pour une dizaine d'années !

 


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