Il est ces femmes que l'on dirait née pour être sur un écran de cinéma, tant elles sont belles et ciné géniques. C'est le cas de celle qui nous concerne aujourd'hui, qui, à chaque film ou elle participe, irradie l'écran de sa beauté innocente. Nous parlons évidemment de Mary Elizabeth Winstead, ou le fantasme ultime des geek. Non contente d'être aussi jolie que douée, elle semble vouer sa carrière au cinéma de genre, pour notre plus grand bonheur.
En effets, ses choix de carrière pourraient en étonner plus d'un. Elle aurait pu se contenter d'aligner moult comédies romantiques à l'intérêt variable, misant essentiellement sur son physique. Mais non, elle fait ce qu'elle aime, et arrive malgré tout à obtenir la reconnaissance de ses pairs. Et à l'occasion de sa participation au nouveau The Thing, portrait d'une femme tombée du ciel pour le plaisir des cinéphiles, et des amoureux du cinéma de genre.

Là, c'est le déclic. Si elle continue de perfectionner ses talents en danse (danse classique) et chant (car, oui, elle est douée pour cela aussi), elle décide de tenter une carrière d'actrice après quelques apparitions à Broadway. Et quelques mois de travail plus tard, la voici propulsée, à 13 ans, dans un petit rôle à la télévision pour Les anges du bonheur. Le premier d'une longue carrière, puisqu'elle décroche ensuite son premier rôle important dans la série Passions de NBC, celui de Jessica Bennett.
On la retrouve ensuite dans une autre série télé, Wolf Lake, que nous n'avons pas vu, mais qui semble traiter du thème des loups-garous. Puis elle s'oriente petit-à-petit vers le grand écran, au début par quelques apparitions plutôt anecdotiques (Le Cercle 2, Checking Out, Sky High), avant d'être retenue pour le film qui allait la propulser au rang de star : Destination Finale 3.

Et paradoxalement, ce rôle qui lui confère notoriété, et confiance des exécutifs sera celui qui conditionnera le reste de sa carrière, faisant d'elle une « Scream Queen », terme désignant les femmes en détresse mises en valeurs dans les films d'horreur (avant elle, Fay Wray ou Jamie Lee Curtis sont des bons exemples). Néanmoins, le fait d'être ainsi cataloguée ne la gêne guère, et, étant adepte du cinéma de genre, elle poursuit dans cette voie.
Après une apparition dans Bobby (film choral) d'Emilio Estevez, elle tourne dans Black Christmas, remake du slasher éponyme, injustement tombé dans l'oubli, qui pourtant définissait le genre du slasher bien avant Halloween de John Carpenter. Encore une fois, elle tire son épingle du jeu dans un genre ou il est toujours difficile d'exister, aux côtés de Michelle Trachtenberg.

Véritablement craquante en cheerleader, elle livre une bonne performance dans les habituels dialogues à rallonge de Quentin Tarantino, et rappelle à tout le monde qu'elle chante très bien en interprétant le titre Baby it's you, de Smith.
De plus en plus populaire, on la retrouve dans un autre film ultra attendu : Die Hard 4, le retour de John McClane au cinéma. Au milieu de la débâcle artistique qu'est ce quatrième opus, on peut presque sans peine avancer que Mary Elizabeth Winstead, dans la peau de la fille de McClane, est l'une des rares satisfactions. Athlétique, pêchue, audacieuse, mais sensible, son rôle est encore une fois bien interprété.

Mais elle se rattrape, et de quelle manière... Scott Pilgrim Vs The World, où le saint Graal des gamers. Quel film, mais quel film, il faut le voir pour le croire ! Adapté d'un comic book éponyme, c'est Edgar Wright (Hot Fuzz) qui se charge de le porter à l'écran, avec une réussite désarmante. Le film est complètement barje, et arrive à cristalliser des dizaines et des dizaines d'influences de la pop culture, pour accoucher d'un film aussi cohérent qu'hallucinant. Gros pixels de méga drive, onomatopées, indicateurs de combats, héros qui gagne des vies, méchants de cartoon, boss de fin, bande originales de jeux-vidéos, clins d'œil multiples, chaque plan du film contient des idées visuelles, narratives, de mises en scène aussi casse-gueule qu'intéressantes.
Et Mary Elizabeth Winstead dans tout cela ? Son cas serait presque épineux. On sent bien, dans Scott Pilgrim Vs The World, que le côté hommage référentiel est ce qui prime pour Edgar Wright, peut-être au détriment des protagonistes, Ramona en premier. Non pas qu'elle soit mauvaise dans le rôle, loin de là, mais absolument pas mise en valeur (rien que physiquement, sa beauté est ternie). Reste qu'une prestation dans un film aussi geek approved est invariablement a classer dans les grandes réussites.

Elle tient donc désormais un rôle primordial, celui de l'héroïne de la préquel au film de 1982, Kate Lloyd. Un rôle d'autant plus important que la version de John Carpenter était totalement dépourvu de toute présence féminine. Alors, The Thing VS Mary Elizabeth Winstead, ça va donner quoi ? L'actrice assure elle-même que sa présence n'est pas destinée à une quelconque romance qui viendrait parasiter et alourdir le récit inutilement. Tant mieux. Reste à voir le bien fondé de la présence d'une scientifique de 26 ans aussi jolie en Antarctique. Les premières images laissent à supposer que le film a été plutôt soigné.
En conclusion, vous l'aurez compris, nous sommes tous séduits par le talent et la beauté de cette comédienne. Et nous ne manquerons pas de suivre la suite de sa carrière avec le plus grand intérêt.
Rendez-vous sous peu pour la critique de The Thing.
The Thing - Sortie le 12 octobre 2011

