Par RLV & LT - publié le 20 décembre 2007 à 00h03 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 18h33 - 26 commentaire(s)
Comme ils ont bien tripé sur Sunshine (le nouveau Danny Boyle, très bien revenu de sa plage, merci pour lui), RLV & LT livrent leur top 7 des «films lost in space». Pas des trips cinématographiques (ils le gardent pour plus tard) mais des voyages dans l'espace qu'ils n'ont pas oubliés. On attend les vôtres.



TOP 7 ROMAIN LE VERN

1.2001, odyssée de l’espace (Stanley Kubrick)
Cette immense parabole abstraite sur l’espèce humaine nimbée dans une musique chatoyante, nourrie d’images inoubliables, constitue l’une des plus grandes expériences de cinéma possible et imaginable. Son pouvoir de sidération est tel qu’aujourd’hui 2001 continue de dérouter dans ses interprétations métaphysiques. A défaut de fournir des explications claires (ce dont on se contrefout), Kubrick a signé un authentique nirvana, un voyage unique, un joyau d’une beauté infinie. Le trip par excellence. Chef-d’œuvre totalement indiscutable.



2.La guerre des étoiles (George Lucas)
Parce que ce must du space-opera ridiculise toujours la concurrence par la grâce de ses effets spéciaux et que cette lutte du bien et du mal dans une galaxie lointaine a stimulé tous les rêves de gosses.

3.Les ailes d’Honneamise (Hiroyuki Yamada)
Parce que cette merveille de Yamaga, masquée à sa sortie par le non moins génial Akira, marque autant pour son monde au style architectural rétro futuriste que sa substance narrative à la fois mystique, dense et riche. Pour tout ce que ce que cette production Gainax a inspiré par la suite (Oshii, Okiura). Parce que la musique de Ryuchi Sakamoto n’a pas à rougir face à celle, imposante d’un Beethoven. Parce que si on devait trouver un vrai descendant à 2001, ce serait peut-être ces ailes du désir.



4.Solaris (Andrei Tarkovski)
Pour le voyage dans l’espace en forme de voyage intérieur. Pour l’intransigeance de Tarkovski, l’un des plus grands cinéastes au monde, qui n’aime rien tant que les zones fantasmées où l’homme aime à se perdre par amour et/ou utopie. Parce que ce Sacrifice sur fond de Nostalgia nous passe au Rouleau compresseur émotionnel sans Le violon.

5.Abattoir 5 (George Roy Hill)
Pour Tralfamadore, havre de paix où le personnage principal trouve enfin l’apaisement en se contentant de regarder la lune et de vivre littéralement sur sa planète déconnectée. Parce que l’espace devient la projection mentale d’une âme souillée. Parce que c’est souvent beau à en pleurer.

6.Alien (Ridley Scott)
Parce que dans l’espace, personne ne nous a entendu crier. Encore aujourd’hui un classique où, pour une fois, les déclinaisons signées Cameron, Fincher ou Jeunet n’ont pas été décevantes. Exceptionnel, sinon rien.



7. EX AEQUO The Fountain (Darren Aronofsky)
Plus encore que ceux de Jodorowsky et de Tarkovski, c’est assurément le film susmentionné Abattoir 5 (avec Baraka, de Ron Fricke pour l’aspect mystique) qui a inspiré Aronofsky pour réaliser The Fountain. Aussi controversé soit-il, ce projet sépulcral aux multiples embûches génère un pouvoir de séduction inouï sur tout ceux qui adhèrent à fond (comme nous). Ici, la space oddity (David Bowie hante le film telle une ombre) correspond au monde intérieur d’un scientifique qui se perd par amour. On ne sait pas si c’est le nouveau 2001 (ça n’aurait rien d’une bévue) mais le nouveau Abattoir 5, c’est plus probable.

7. EX AEQUO Interstella 5555 (Leiji Matsumoto)
Parce que cette mini-relecture du Phantom of the paradise par Matsumoto (Albator) possède un univers visuel faramineux et que l’album Discovery des Daft Punk, qui assure la bande-son, déchire. Double plaisir: des yeux et des oreilles.


TOP 7 LAURENT TITY

La folle histoire de l’espace (Mel Brooks)
Complètement déjanté ! A la fois la meilleure parodie, le plus gros nanar et la plus folle aventure qui soit. Découvert il y a plus de dix ans en VHS, j’en rigole encore.

L’empire contre-attaque (Irvin Kershner)
Le meilleur épisode de la saga Star Wars, et de loin. Tout y est : tension dramaturgique, action, effets spéciaux, scénario bien ficelé… Sans cet épisode V, pas sûr que la plus grande saga de tous les temps aurait connu un tel succès.



2001, l’odyssée de l’espace (Stanley Kubrick)
L’espace, étendue infinie au potentiel métaphysique insondable, devient logiquement le théâtre d’un conte philosophique à la portée ontologique sidérante. Rarement le fond et la forme ont atteint un tel degré symbolique. Peut-être le film le plus ambitieux de son siècle, car mettant le spectateur face à la plus grande question qui soit : lui-même.

La planète des singes (Franklin J. Schaffner)
D’accord, ça ne se passe pas bien longtemps dans l’espace, mais ce voyage spatial qui n’est autre qu’un voyage dans le temps marquera à vie plusieurs générations de cinéphiles. Ce final, mais alors ce final…

Buck Rogers
Superbe nanar que seul le genre space opera est capable de livrer. Buck Rogers est beau, Buck Rogers est malin, Buck Rogers est fort, Buck Rogers est courageux, bref, la caricature du héros parfait qu’on aime railler. Si un petit bémol peut-être, Buck Rogers pense sincèrement qu’une femme est incapable de diriger ou de prendre les bonnes décisions. Sacré Buck !



Alien (Ridley Scott)
Premier film d’une saga appelée à devenir culte, Alien, s’il n’est peut-être pas le meilleur de la série, a le mérite indétrônable de lancer cette fabuleuse et sanglante cohabitation entre les terriens et les monstres alien pour le meilleur et surtout pour le pire.

Babylon V (la série TV)
Sous des dehors de sous Star Trek au budget limité (certains maquillages et costumes sont vraiment grossiers), cette série se révèle d’une intelligence remarquable. L’épaisseur psychologique des personnages et la complexité des nombreuses intrigues ne s’apprécient pleinement qu’au fil des saisons. On se rend compte alors de l’incroyable cohérence du scénario, mêlant habilement enjeux politiques, affectifs, diplomatiques et économiques. Réellement impressionnant pour qui fait va au-delà de la première impression kitch.
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