Comme Julien Doré, Mylène Farmer, Madonna, Cher, Britney Spears ont essayé de faire du cinéma. Mais elles auraient peut-être mieux fait de rester derrière un micro. La preuve par 10.

Par La REDACTION - publié le 30 mars 2010 à 17h25 ,
MAJ le 08 avril 2010 à 11h43 - 7 commentaire(s)

A l'occasion de la perf de Julien Doré dans Ensemble nous allons vivre une très, très grande histoire d'amour, de Pascal Thomas, retour sur le meilleur du pire des chanteurs au cinéma. Plus c'est haut, moins c'est bon.

 

 

 

1. MADONNA

En tant qu'actrice, Madonna n'a jamais réussi à faire ses preuves que ce soit dans le registre de la comédie (Who's that girl? qui aujourd'hui reste connu pour son titre single), de l'érotisme racoleur (Body et ses concours de cire sur le torse de Willem Dafoe) ou du biopic ampoulé (Evita, par un Alan Parker en perte de vitesse). Ce n'est pas faute d'avoir essayer. Surtout, elle a loupé quelques propositions qui auraient pu jouer en sa faveur comme par exemple participer à l'un des plus grands films fantastiques de tous les temps (L'échelle de Jacob, d'Adrian Lyne - elle fut remplacée au dernier moment par Elizabeth Peña qui a eu le privilège de se transformer en démon en dansant sur du James Brown) ou même dans un film culte aux contours sulfureux (Boxing Helena, de Jennifer Chambers Lynch). Aujourd'hui, la reine de la nuit doit s'en mordre les doigts.

 

 

2. OPHELIE WINTER

Egérie des nuits parisiennes, fille du chanteur David Alexandre Winter, et elle-même chanteuse, Ophélie Winter a débuté au cinéma dans Hommes femmes mode d'emploi de Claude Lelouch en 1996. Le cinéaste pense avoir trouvé une graine d'actrice. Hélas, le film se révèle être l'un de ses pires et Ophélie assure son rôle de potiche. Le pire reste à venir : on la voit par la suite dans Bouge! de Jerome Corniau, qui capte l'atmosphère Dance Machine et reste mémorable pour son inanité. Ophélie chante comme une black, se la joue star et prend sous son aile une jeune danseuse qui bouge son attitude et oublie ses certitudes. Moralité : le show-business, c'est vraiment pourri. Mais tant que t'as une âme pure, tu peux rebondir. Ophélie, elle, a oublié de rebondir, ou plutôt si mal : elle a tenu le premier rôle féminin de Folle d'elle où elle tombe amoureuse du faux gay pinson Jean-Marc Barr. On la revoit quelques années plus tard, dépravée, dans Les Jolies choses aux côtés de Stomy Bugsy. Un faux rôle rock n'roll avec lequel elle s'étouffe. Depuis, on n'a plus de nouvelles d'Ophélyyyyy au cinéma et c'est peut-être pas un mal... 

 

 

3. MYLENE FARMER

Ah, Mylène! Son silence, ses plantades mémorables en concert ou sur les marches de l'Elysée. Au cinéma, elle a assuré à la manière de Bjork qu'on ne la reprendrait plus. Sauf que Bjork était inoubliable dans Dancer in the dark. Giorgino (1994), de Laurent Boutonnat, ancien papa colérique de Alizée, reste un four ésotérique d'un ennui phénoménal et faussement bizarre (faire des clips, c'est cool mais c'est pas faire du cinéma) où Mylène ne parle pas et ne comprend pas les motivations de son personnage. "Ainsi sois-je", murmure-t-elle entourée de loups. Bah oui, justement. Mylène est inexpressive, mauvaise, mal dirigée dans un film aussi lourd que le plomb. On ne l'a plus revue au cinéma et on l'attend dans l'adaptation du roman de Betina Rheims ! 

 

 

4. MARIAH CAREY

La Mariah a fait montre de sobriété dans l'épouvantable Precious, la dernière baudruche qui fait pleurer le public de 7 à 77 ans. Mais on n'oublie pas sa précédente prestation dans l'insupportable Glitter, une meringue pour petite fille sage de 12 ans qui assome par sa miévrerie. Bonne ou mauvaise nouvelle : le cinéaste et producteur américain Tyler Perry va prochainement la diriger avec Janet Jackson (vue dans Poetic Justice et La famille Foldingue) dans son nouveau film, un drame intitulé For Colored Girls who have considered Suicide when the Rainbow is Enuf, adapté de la pièce de Ntozake Shange sortie en 1975.

 

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5. BRITNEY SPEARS

En 1999, après sa signature avec la maison de disques Jive Records, Britney cartonne avec le single Baby one more time et devient une vedette internationale et un phénomène mondial. Trois albums et 40 millions d'unités vendues plus tard, Britney Spears décide d'entamer une carrière cinématographique et tourne dans son premier film, Crossroads, sous la direction de Tamra Davis où elle donne la réplique à Dan Aykroyd et Kim Cattrall. Même foirage que Mariah et trop l'envie de ressembler à l'aînée cocaïnée, Whitney Houston. En 2002, elle joue son propre rôle aux côtés de Mike Myers dans Austin Powers in Goldmember. Elle apparaît cinq secondes et se parodie ("oups, i did it again, baby" dit Austin). C'est déjà trop.

 

 

6. MICHEL SARDOU

Ah, Michel. Que de tubes, des femmes des années 80, de l'afrique adieu en petits tubes pour petits clous! Michel, c'est aussi une carrière au cinéma dont il n'est jamais revenu. Son rôle le plus marquant, c'est sans aucun doute dans Promotion Canapé, la comédie pas drôle de Didier Kaminka, cinéaste qui n'a jamais supporter la trivialité de son propos. Au beau milieu d'un casting naguère renommé, aujourd'hui has-been (Grace de Capitani, qui, aux dernières nouvelles, compose des poèmes), Michel multiplie les regards séducteurs et joue comme un cochon que l'on n'a pas nourri depuis trois mois. Heureusement, on ne l'a plus jamais revu. Pour rigoler un coup, on peut cependant juger de ses capacités d'acteur au théâtre...

 

 

 

7. PATRICIA KAAS

Sacré Lelouch : voici encore une découverte dont il a le secret ! Patricia a fait comme Bjork et Mylène Farmer : une seule participation dans un film et pas n'importe lequel en ce qui la concerne : And Now Ladies and Gentlemen. Elle joue la comédie face à Jeremy Irons, Thierry Lhermitte et Jean-Marie Bigard - du haut de gamme ! - dans des aventures à la fois languissantes et exotiques. Patricia Kaas est néanmoins plus intelligente que ses collègues qui persistent à jouer alors qu'ils sont juste mauvais : elle n'avait aucune prétention d'actrice et a fait, dixit herself, pour "le plaisir". A quand Herbert Léonard chez Lelouch avec Mathilde Seigner qui apprend le cheval à Julien Lepers ?

 

 

 

8. CHER

Inoubliable légende de la chanson (remember "Shoop Shoop song" et "Believe") et animatrice de télévision dans les années 1960-70 au sein du duo Sonny and Cher formé avec son mari, Sonny Bonno, Cher décide de se lancer dans le cinéma après son divorce en 1974. Son image de chanteuse à succès et " de femme de... " font qu'elle est difficilement prise au sérieux. Après un début en flèche dans les années 80 (Robert Altman), Cher ne retrouvera plus la flame et se plantera sur des regrets (Thelma et Louise, La guerre des Rose, La famille Addams, qu'elle a tous refusé). Il faudra attendre 2003 et les frères Farrelly (Deux en un) pour retrouver la forme.

L'arnacoeur de Pascal Chaumeil9.

 

VANESSA PARADIS

Si Vanessa Paradis a cartonné dans les charts, il n'en est pas de même au box-office. D'accord, il y a eu Jean-Claude Brisseau (Noce blanche) et Jean Becker (Elisa). Mais il y a aussi eu René Manzor (Un Amour de sorcière), les frères Poiraud (Atomik Circus)... Autant, le taxi était la vie de Joe. Autant le cinéma reste la désillusion de Vanessa qui pendant près de dix ans a été incapable de rebondir. Il faut attendre L'arnacoeur pour essayer de lui trouver un intérêt en tant qu'actrice. Mais bon, on a un peu tiré une croix sur nos espérances.

 

 

10. JOHNNY HALLYDAY

La passion de Johnny Hallyday pour le cinéma n'a rien d'un grand secret. Dans sa prime jeunesse, on le sait déjà extrêmement influencé et même inspiré par cet art et ses grandes figures, Marlon Brando dans L'Equipée sauvage, la rébellion de James Dean, l'oeuvre d'Elia Kazan ou la fragilité de Montgomery Clift. On se souvient que dans son apparence, il a tenté de leur ressembler. Mais l'idole a connu d'abord la gloire par la chanson, devenant un véritable monument. Malgré plein d'accidents de parcours (La Gamine, avec son ex Adeline - "je-me-suis-battue-au-couteau-dans-la-ferme" - Blondiau;  Wanted avec son pote Renaud), on se console avec la réjouissante mise en abyme, Jean-Philippe en 2006. Et ce n'est pas Johnnie To qui viendra au secours de l'autre Johnny.


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