Suite aux premiers westerns spaghettis sortis chez Seven 7 l'année dernière, l'éditeur proposera 5 nouveaux titres le 16 juin prochain. Si les spécifications ne sont toujours pas connues, on devrait néanmoins trouver ces titres dans leur version complète, là où le genre a connu tant de versions coupées. Dans l’ordre chronologique de production, les titres sont :

Tire encore si tu peux [Se sei vivo spara / Oro Hondo] (1967)
Un film de Giulio Questi
Scope 2.35 Technicolor, durée copie 35mm : 1h35 à la sortie en salles à Paris le 25 octobre 1972 puis 1h55 en copie complète à la Cinémathèque française en décembre 2001.
Avec Tomas Milian, Marilu Tolo, Roberto Carmadiel, Raymond Lovelock, Patrizia Valturri, Miguel Serrano
Après l’attaque d’un convoi d’or, Hoaks assassine ses complices. Mais l’un d’eux, un métisse, a survécu car il a été soigné de ses blessures par des Indiens : il n’aura de cesse de se venger.
Un film photographié par Franco Delli-Colli, et tenu par certains pour l’un des plus grands westerns italiens jamais réalisés.
Cinq gachettes d'or [Ogi a me, domani a te] (Ital. 1967)
Un film de Tonino Cervi
Technicolor Widescreen, durée copie 35mm : 1h10 approximativement pour la copie sortie à Paris le 11 juin 1969
Avec Montgomery Ford, William Berger, Bud Spencer, Tatsuya Nakadaï, Jeff Cameron, Stanley Gordon, Diana Madigan
Bill a passé 5 ans en prison : il veut avoir la peau d’Ellego qui a tué sa femme et l’a fait accuser injustement du meurtre. Il recrute 4 hommes pour l’aider car Ellego est à la tête d’une troupe d’Indiens qui terrorise la région.
D’après un scénario de Dario Argento et Tonino Cervi avec un casting hallucinant !
Le Jour du jugement [Il giorno del guidizio] (1971)
Un film de Mario Gariazzo
Couleurs, durée 1h30 approximativement pour la copie sortie à Paris le 13 décembre 1972
Avec Ty Hardin, Edda di Benedetto, Graig Hill, Rossano Brazzi
Un homme dont la femme indienne et les enfants ont été brûlés vifs par des racistes tortionnaires retrouve les assassins, leur fait écouter le bruit de l’unique jouet de son fils échappé aux flammes avant de les tuer. Mais leur chef était un shérif ; celui-ci sera une proie moins facile…
Garriazo a touché au film d’horreur gore – Amazonia l’esclave blonde [Schiave bianche : violenzia in Amazonia] (Ital. 1985) – au film fantastique – La possédée [L’Ossessa] (Ital. 1974] – et un peu aussi au western, comme tout cinéaste italien qui se respecte ! Peut-être celui-ci sera-t-il une bonne suprise ? Car le peu qu’on sait de son style et de sa filmographie est jusqu’à présent assez inquiétant. Attendre de voir pour juger donc…
Mon nom est Shanghaï Joe [Il mio nome e Shanghai Joe / The Fighting Fists of Shanghai Joe]
(Ital. 1972)
Un film de Mario Caiano
2.35 Technicolor Scope, durée 1h35
Avec Klaus Kinski, Chen Lee, Gordon Mitchell, Carla Romanelli, Piero Lulli
On ne sait rien du scénario mis à part le fait qu’évidemment il mêle à nouveau arts martiaux chinois et western italien. Et que le film a eu du succès puisqu’un Retour de Shanghaï Joe fut tourné dans la foulée. En prime, une musique signée par Bruno Nicolai !
Réalisé par le cinéaste à qui on doit le génial Les amants d’outre-tombe [Amanti d’oltre-tomba] (Ital. 1965) avec Barbara Steele et les intéressants Ulysse contre Hercule [Ulisse contro Ercole] (Ital.-Fr. 1962) et Assaut sur la ville [Napoli spara !] (Ital. 1976). Caiano a touché aussi bien au genre du western italien qu’au fantastique et au film policier "poliziotti". Le casting est encore une fois démentiel. Cela dit Caiano est parfois inégal comme en témoigne son assez quelconque Maciste et les cents gladiateurs [Maciste il gladiatore di Sparta] (Ital. 1964) mais on lui fait crédit avec plaisir…
La Brute, le colt et le karaté [Blood Money] (Ital.-R.F.A.-Hong Kong 1973)
Un film d'Antonio Margheriti
Technicolor Panavasion, durée 1h38, sortie Paris le 29 janvier 1975
Avec Lee Van Cleef, Lo Lieh, Erika Blanc, Femi Benussi, Lionel Stander
Un Américain nommé Dakota et un Chinois nommé Wang Ho Kian s’associent pour rechercher un trésor dont la carte est indiquée par les tatouages effectuées sur les fesses de 4 femmes. Des bandits mexicains sanguinaires s’y intéressent aussi…
Second film italien de Margheriti s’intéressant au karaté après Hercule contre Karaté [Ming, ragazzi !]. Casting démentiel composé d’un des acteurs emblématiques du western italien, d’une vedette du cinéma d’art martial de Hong Kong et de deux intéressantes starlettes du cinéma-bis bien connues des cinéphiles des années 1970.
NB. : Ne pas confondre avec le titre d’exploitation français de sortie en salle (26 juin 1974) La brute, le bonze et le méchant [The Boxer from Shantung / Le justicier de Shanghaï] de Chang Cheh et Pao Hueh Li édité par Wild Side Vidéo avec Chan Kuan Tai, David Chiang et Ching Li.