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30 Jours De Nuit : Film Vs Comic Book [page 3]

Par David Brami - publié le 09 janvier 2008 à 11h00 ,
MAJ le 25 septembre 2009 à 12h25 - 0 commentaire(s)
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Travaillant ses ambiances après un carnage arrivé bien plus vite qu’on aurait pu le croire (mais après tout, pourquoi les vampires attendraient la dernière minute pour se livrer au saccage), David Slade décrit les 30 jours de calvaire de sa quinzaine de survivants telles une véritable plongée en sous-marin, égrainées d’un compté des jours espacés, étalant véritablement dans le temps la souffrance des survivants et portant un scénario qu’on aurait imaginé expédié en 1h20 tandis que l’œuvre de Slade affiche fièrement ses 2 heures. Une mise en scène qui permet donc parfaitement d’apprécier l’urgence constante de la situation et de voir les jours s’égrener ainsi que l’espoir pointer du nez pour disparaître aussitôt au gré des pièges de l’adversité affamée (l’idée originale de l’appât) et des erreurs du petit groupe, dont la claustrophobie pèse lourdement sur certain des membres.


Enfin, là où le livre pose clairement les bases d’éventuelles et nombreuses suites (la mère vaudou, la congrégation vampirique, …) qui ne manqueront pas d’être éditées par la suite (en commençant par Dark Days, la suite directe de 30 jours de nuit) le film de Slade préfère se concentrer sur l’intégrité d’une œuvre humaine, claire et intense, évinçant tout ce qui pourrait parasiter inutilement son récit. Recyclant les bonnes idées de l’écrit original afin d’en faire des passages clés terrifiants (le personnage de la petite fille, anonyme et anodine dans le livre, devient ici l’occasion d’une véritable séquence, s’intégrant dans la mythologie de Barrow, celle-ci étant identifiée comme une ancienne connaissance) et usant d’un ton bien plus nuancé permettant de ménager le suspense (là où le comic-book fait dans la défouraille à tout va dès les 10 premières pages), le réalisateur et ses scénaristes accouchent ainsi d’une adaptation aussi intense que réussie, ne gardant pourtant finalement que 3 éléments clés du matériel de base : la mise en place, les deux personnages principaux, et la résolution (accompagné d’un même plan iconique, issu d’un simple duel dans le métrage alors qu’il est la fin d’un carnage organisé dans le livre). Vu le résultat, Voila une adaptation comme on aimerait en voir plus souvent !

30 jours de nuit est édité aux éditions Delcourt
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