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Alien Vs Predator 2 : Le Titre [page 4]

Par La Rédaction - publié le 03 juillet 2007 à 00h00 ,
MAJ le 24 septembre 2009 à 19h00 - 0 commentaire(s)


On sombre alors dans des affrontements basiques hommes/Alien, Predator/Homme, Alien/Alien et enfin Predator/Alien qui ne tiennent pas forcément toutes leurs promesses. Mais au delà de la pauvreté des chorégraphies, du manque d’ambition et de la réalisation poussive de ces affrontements, c’est essentiellement le manque d’enjeu qui fini de plomber ce beat-them-up léthargique. A l’instar de l’interminable séquence d’ouverture, on se fout en beauté des mésaventures de tous les personnages humains ou non qui se sont perdus dans ce palais de glace en carton. Les têtes volent, les coups partent, les balles fusent, les œufs explosent, les bébés Aliens naissant à une vitesse fulgurante, tandis que nous continuons de compter le nombre de personnes à déranger sur la rangée afin de pouvoir atteindre le point d’extraction que l’on avait repéré il y a un quart d’heure. Personne ne bouge, mais ils se sont endormis ou quoi ? Bloqué…à moins que je ne me rabatte sur la petite blonde aux yeux bleus assise à ma droite…Bon revenons au film…tiens le x de Exit est moins lumineux que les autres lettres… ça doit être un signe…Sortir en pleine projection de presse serait mal vu…d’un autre coté, il fait sombre ici et je suis habillé tout en noir…Nan il faut que je tienne…

Tiens la salle rigole ?… Ah l’héroïne s’est fait pote avec un Predator et se sert de la tête d’un alien comme bouclier et de sa queue comme épée… "Les ennemis de mes ennemis sont mes amis" lui souffle-t-on avant que l’ET à la coupe rasta lui balafre le visage en signe d’amitié. C’est mignon ça…Il s’agit d’un film sur la tolérance en fait. Bon quand est-ce qu’il finisse de cramer la gueule de ces pourritures d’Aliens et qu’on en finisse…


On vous épargne le final, non pas car nous avons fuit, mais parce qu’on en a déjà un peu parlé trente lignes plus haut et qu’il reste du même acabit que le reste du métrage : grotesquement indécent.

Passer après Ridley Scott, James Cameron, David Fincher et John Mc Tiernan n’est certes pas chose aisée. Mais même en plaçant la barre très bas (sur le sol ?) cet Alien VS Predator n’a strictement rien pour lui. Le pire c’est que l’image finale (que l’on voit venir depuis 14 ans) laisse présager d’une suite. Et ce ne sont pas les 70.000.000 $ du box office US qui viendront contrecarrer le rejeton de cette matrice ignoble. On espère juste que l’accouchement se fera dans la douleur et à base d’explosion irréversible de bide.

Philip Dowland
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