Dans son dernier film
Inglourious Basterds,
Quentin Tarantino lance
Brad Pitt et compagnie dans une entreprise d'extermination des nazis sans précédent. Or, le cinéma a souvent été le théâtre des tristes exploits du national socialisme allemand. Toujours érigé comme représentant du Mal absolu, souvent tourné en dérision, parfois tout de même humanisé, le nazi a pris des formes diverses et variées sur grand écran. Notre Top 10 des films traitant le sujet vous laisse encore de nombreux choix, alors n'hésitez pas à poster votre top dans le forum...
1-
Le Dictateur, de Charles ChaplinCharles Chaplin a réalisé ce film en 1940. Le légendaire Charlot a vu assez vite la monstruosité qui se jouait en Europe. Dans son film, même s'il le situe dans un pays imaginaire, il y a déjà presque tout (la persécution des juifs, la brutalité des nazis, la mégalomanie du dictateur et même les camps de prisonniers). Le cinéaste campe un humble barbier juif, devenu amnésique après la grande guerre. Pour son malheur, ce personnage inoffensif est le sosie du dictateur Hynkel, terrifiant de haine et de ridicule. Persécuté dans le quartier juif, le petit héros va bientôt croiser la trajectoire du terrifiant tyran. Chaplin maintient tout au long du film une approche absurde et burlesque, celle qui a fait sa réputation. Mais le discours final change tout : d'un coup, il n'est plus le barbier, il n'est plus même le petit vagabond. Il est Charles Chaplin parlant pour la première fois à l'écran dans un message plein d'humanisme et de tolérance.
2-
Indiana Jones et la dernière croisade, de
Steven SpielbergLe méchant le plus marquant dans l'inconscient collectif au vingtième siècle est le nazi. On a besoin de le tourner en ridicule (le petit singe du premier film effectuant le salut, par exemple), de le caricaturer pour ne pas avoir à en supporter l'horreur. Nous sommes nombreux à haïr ces « abrutis de marcheurs au pas de l'oie, qui feraient mieux de lire les livres au lieu de les brûler ». Pas qu'
Indiana Jones soit un film idéologique, les personnages de grands méchants y sont d'ailleurs assez pittoresques (le nazi du premier film, celui du troisième...). Mais le mal y est très identifié, directement reconnaissable. Excepté en ce qui concerne
Le Temple Maudit, qui de ce point de vue, est le plus faible de la trilogie puisqu'il ne présente pas le combat entre Indy et ses éternels ennemis.
3-
La liste de Schindler, de
Steven SpielbergCher au coeur de
Steven Spielberg depuis le début des années 80,
La Liste de Schindler ne se concrétisera finalement qu'en 1993. A travers les faits historiques de ce récit presque extraordinaire, les nazis étant toujours dépeints comme des êtres forcément mauvais, en voir un sauver des juifs, cela semble presque de la fiction, Spielberg retrace donc l'histoire de l'holocauste, le génocide le plus important jamais connu, et qui frappa de plein fouet la communauté juive.
4-
La Chute, d'Oliver Hirschbiegel
A la fois autopsie d'un engrenage infernal, portraits d'individus pathétiques et brisés dans leurs idéaux, allégorie d'une Allemagne névrosée et grand drame bouleversant, cette bombe teutonne montre plus qu'elle ne démontre, se joue des pièges les plus grossiers, subjugue par sa finesse d'esprit, impressionne par sa direction d'acteurs (et ses acteurs tout court) et distille un poison doucereux qui circule longtemps dans les veines.
5-
Les douze salopards, de Robert Aldrich
Aujourd'hui,
Les douze salopards s'impose toujours comme un chef d'oeuvre de référence en matière de film de guerre, non seulement pour sa distribution qui demeure l'une des plus impressionnantes de l'histoire du cinéma (C.Bronson, L.Marvin, J.Cassavetes, T.Savalas, D.Sutherland...) mais également pour son merveilleux mélange d'action, de suspense et d'humour.