Pour autant, New York toute entière ne cesse de nous rappeler que le cinéma n'est pas le seul à s'en emparer. La littérature, la bande dessinée et la photographie s'en sont toutes saisis et nous offre l'occasion d'aborder l'ancien Nouvelle Amsterdam par d'autres biais.
Ainsi, les recueils, poèmes et romans sont forts nombreux. Citons-en quelques uns pour commencer, comme Le goût de New York de Colline Faure-Poirée et Jean-Michel Décimo, vaste promenade dans la ville ou New York : Histoires, promenades Anthologie et dictionnaire de Pauline Peretz qui s'aventure dans le détail aux cœurs de ses artères littéraires. N'oublions pas non plus certaines des œuvres qui ont trouvé le chemin des écrans comme La trilogie new-yorkaise de Paul Auster, American Psycho de Brett Easton Ellis, Le Bûcher des vanités de Tom Wolfe et Last exit to Brooklyn d'Hubert Selby. Et que dire des livres qui le mériteraient comme Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline, L'attrape-coeurs de J.D Salinger ou New York de Paul Morand.
Pour autant, le meilleur moyen de connaître New York par la lecture et sans y aller, passent par les guides et autres ouvrages spécialisés. De l'Histoire de New York de François Weil jusqu'à l'Atlas New York paru chez Autrement, ils foisonnent et complètent allègrement les deux références que sont New York en quelques jours chez Lovely Planet ou Le Guide du Routard, New York 2010 qui lui est consacré.
Une affaire de femmes, de bulles et d'images
Cependant, on peut aussi aimer New York et la voir dépeinte bien autrement comme dans ces livres dédiées aux célibattantes de notre temps, Chic et choc à New York ou Les Pintades à New York : Chronique de la vie des New-Yorkaises, leurs adresses, leurs bons plans. Et que dire de la bande dessinée qui semble avoir élu New-York pour capitale. On songe à l'immense Will Eisner et à sa Trilogie new-yorkaise, superbe fresque graphique s'il en est, à Bons baisers de New York d'Art Spiegelman et Paul Auster, mais aussi au Sin City de l'autre grand du neuvième art, Frank Miller.
Sempé a New York, Spirou et Fantasio : A New York de Tome et Janry, No sex in New York de Riad Sattouf ou New-York mi amor de Jacques Tardi nous amènent d'ailleurs à un constat identique pour les dessinateurs français, eux qui sondent la ville et en font le théâtre de leurs univers. New York s'impose comme la ville des arts au même titre que Shanghai aujourd'hui ou Paris.
Et ce ne sont pas d'autres illustres photographes plus ou moins versés dans l'art cinématographique qui les contrediront puisque tous se sont attelés à capter l'air et l'âme de cette ville. Raymond Depardon et Alain Bergala s'y essayèrent avec talent dans New York au même titre que William Klein avec New York 1954-55 ou le très discuté Yann Arthus-Bertrand au travers de son New York vu d'en haut.
En somme, ville mondiale et cité de toutes les inspirations, New York intrigue, influence et marque son temps comme peu d'autres villes du monde et New York, I love you ne cesse de nous le rappeler.