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Au-delà de l'écran : New-York, une ville de cinéma pour tous

Par Jean-Baptiste GUEGAN - publié le 14 avril 2010 à 16h51 ,
MAJ le 15 avril 2010 à 01h40 - 0 commentaire(s)

De tous temps, New York a inspiré le cinéma par son gigantisme et le rôle considérable qu'elle a joué pour l'Amérique, l'autre patrie du cinéma. Il était donc normal que le projet, Cities of love, après s'être attaché à Paris, s'intéresse à la grosse pomme. Or, au gré de la visite romanesque à laquelle New York, I Love you nous convie, il était trop tentant de sortir des cadres habituels et de plonger dans les quartiers et l'âme d'une ville qui fait toujours rêver. Portrait d'une cité à nulle autre pareille.

 

Quiconque pense à New York revisite en quelques images et souvenirs, l'histoire du cinéma américain. De suite, défilent les films de Martin Scorsese (Mean Streets, Taxi Driver), la filmographie de Woody Allen de Manhattan à Zelig, tandis qu'en arrière plan, s'égrènent pêle-mêle d'autres évocations aussi innombrables que prestigieuses : West Side story, King Kong de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, sans parler des films noirs chers à Richard Widmark et Humphrey Bogart ou des comédies dans lesquelles étincelèrent Cary Grant, Audrey Hepburn ou Gary Cooper. 

 

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Ville de gangsters, de bandits et d'artistes, New York est aussi cette ville qui sans cesse s'étend, se reconstruit et se pense face au reste de la planète. Des premiers temps de l'émigration (Gangs of New York), à Ellis Island (The Golden Door) jusqu'au cœur de la Guerre froide (Les Trois jours du condor) sans oublier les plaies du 11 septembre 2001, Big Apple a toujours inspiré et fasciné son monde. Il était une fois l'Amérique de Sergio Leone y trouve ainsi une place de choix, confirmant New York comme un lieu mythique tandis que s'y épanouissent les élèves de Fame, LéonLe Parrain de Francis Ford Coppola, Le Justicier de New York de Sidney Lumet ou L'Interprète de Sidney Pollack.


Certains voient en elle, la ville des super héros (Spider-Man, l'inspiration pour le Gotham de Batman). D'autres y décèlent la vie d'aujourd'hui (Wall Street), l'apocalypse à venir (Land of the dead, Cloverfield ou Je suis une légende) ou encore la fin tragique d'une époque (World Trade Center). On panse ses plaies à New York, on vient y chercher la réussite (Wall Street, Mr Untouchable, Confessions d'une accroc du shopping, Le Diable s'habille en Prada), la débauche (Sexe Intentions) ou la fête (Studio 54). On s'y retrouve, on s'y égare (Le Petit fugitif, Little New York). On y échoue, on y tombe amoureux (Coup de foudre à Manhattan, Un Automne à New York, February, Quand Harry rencontre Sally). On s'y perd et on s'en éprend. Car toujours New York fascine et attire, qu'elle soit le lieu de toutes les perditions, celui des différences ou l'horizon de tous les espoirs (The Golden Door).

 

 

 


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