Par Julien Dupuy - publié le 21 octobre 2009 à 00h00 ,
MAJ le 21 octobre 2009 à 20h54 - 0 commentaire(s)
À côté de ces coups d’éclat, True Lies et Titanic peuvent sembler plus anecdotiques. Néanmoins, plusieurs éléments annoncent les comédiens synthétiques d’Avatar. Dans True Lies, Boss Film remplace le pilote d’un Harrier par un double numérique de Schwarzy pour mieux impliquer la star au cœur de l’action. Et le Titanic est peuplé d’une pléthores de cascadeurs en image de synthèse (Cameron pousse alors la capture de mouvements dans ses derniers retranchements), mais aussi d’acteurs virtuels, l’un des exemples les plus brillant étant ce raccord génial entre le capitaine interprété par Bernard Hill, et son double digital lorsqu’il sort prendre l’air sur le pont du navire.



Si Cameron a, plus que quiconque, mérité le qualificatif de « visionnaire », ce n’est pas qu’il s’est risqué à jouer les Cassandre en théorisant stérilement sur l’avenir de son médium d’expression, mais bien parce qu’il a toujours su exploiter au maximum les ressources mises à sa disposition en ne se satisfaisant jamais des restrictions de la technologie cinématographique telle qu’elle est établie depuis plus d’un siècle.

Avec l’emploi de la performance capture sur Avatar, il est probable que, pour la première fois de sa carrière, le réalisateur ait atteint une sorte d’aboutissement sur une grande partie des recherches auxquelles il s’était livré par le passé. Reste à savoir quel nouveau champ d’expertise son prochain film va nous laisser entrevoir.

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